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Parasha Balak

Sommaire


1 -Les outils de la Prophétie
2 - Une histoire : Ou pourquoi il faut toujours laver la vaisselle avant de cuisiner
3 - L'aigle et la taupe
4 - Honoré et orgueilleux
5 - Le Mal trouve sa vérité dans le Bien
6 - Ni l'un, ni l'autre
7 - La pureté des intentions
8 - Unique
9 - La maison
10 - Une histoire : La vraie demeure
11 - Sache avec qui tu fais route !


Balak


Cinq Sections de la Torah portent le nom d'un personnage:
Noa'h, Yithro, Pin'has, Kora'h, et Balak.

Noa'h, parce qu'il est appelé "homme sage", (Ish tasddik).
Yithro, car il donna à Moïse la section des Juges, et il est le beau-frère de Moïse.
Pin'has, car il sanctifia le nom de D-ieu (Kiddoush Achem) en public.
Kora'h, parce qu'il était, malgré son entêtement à s'opposer à Moïse, un grand de la Torah.

Mais, dans la mesure où Balak n'était pas Juif, et qu'il était même un ennemi du peuple d'Israël, quel était donc son mérite pour qu'une Paracha de la Torah vienne à porter son nom ?

. Le Traité Sota répond que ce fut par le mérite d'avoir sacrifié 42 korbanot à D-ieu que la Torah donna à Balak une Paracha en son nom.

. D'autre part, de Balak descendra Ruth, ainsi que David et Le Roi Messie.

. Enfin, si les nations du monde s'opposent au peuple d'Israël dans sa vocation universelle, dans leurs actes quotidiens, elles font toujours en sorte de ne pas dévoiler leurs sentiments à notre égard. Balak, lui eut au moins le mérite d'être droit et de déclarer, sans faux-semblants et à la face de tous, qu'il était un ennemi farouche du peuple Juif.


1 - Les outils de la Prophétie


"Si une Paracha, relatant l'histoire de Bilaam, a été incluse dans la Torah, c'est pour nous faire connaître la raison pour laquelle le Saint, béni soit-Il, a retiré l'Esprit prophétique aux idolâtres. Car cet individu a surgi de leur milieu et vois ce qu'il a fait !"
Midrash Rabba, Les Nombres, 20, 12


Nos Sages affirment du verset "Il n'a plus paru, en Israël, un Prophète tel que Moïse" (Deutéronome, 34, 10), mais au sein des autres peuples, un seul prophète fut de l'envergure de Moïse : Bilaam.

Toutefois, Rachi demande : "Pourquoi D-ieu fit-il résider sa présence divine sur un méchant non-Juif ?" Et il répond : "Afin que les nations ne disent pas : 'si nous avions eu des prophètes nous serions retournés vers le bien'. Car D-ieu établit pour eux des prophètes, mais ceux-là firent éclater les barrières morales du monde ?"

Certes, mais la question revient alors : Pourquoi Bilaam fut-il un prophète qui n'avait pas le même niveau moral que Moïse, capable de montrer à toutes les nations comment se comporter pour se rapprocher de D-ieu dans ce monde ? Car, si les nations avaient eu un prophète de l'envergure de Moïse, peut-être n'auraient-elles pas été aussi éloignées de la reconnaissance du Bien véritable.

En s'appuyant sur un verset de Job (28, 28), "la crainte D-ieu c'est la sagesse" de la Torah, le Traité Shabbat, 31b explique à ce titre que la sagesse qu'un homme peut faire naître de son étude de la Torah est fonction de sa crainte de D-ieu. Au contraire, celui qui n'a pas de crainte, ne peut en même temps accéder à la sagesse.


2 - Une histoire ;Ou pourquoi il faut toujours laver la vaisselle avant de cuisiner...


Une femme apprit un jour de sa voisine la recette d'une merveille culinaire.
Après avoir exécuté toutes les instructions de son amie, quel ne fut pas son étonnement quand elle constata avec amertume que le résultat tant attendu ne vint pas. Le plat était, de toute évidence, un échec.
Etonnée, l'apprentie cuisinière alla trouver son amie : "C'est une catastrophe, s'exclama-t-elle, je n'y comprends rien ! J'ai pourtant suivi toutes vos instructions à la ligne. Sûrement avez-vous dû oublier de me conseiller quelques ingrédients..."
"Pas du tout, répondit avec gentillesse la voisine. Mais puis-je, pour ma part, me permettre de vous demander si la marmite dans laquelle vous avez cuisiné fut rincée convenablement avant d'y mettre les ingrédients ?"
"Hélas, je ne m'en souviens plus", avoua-t-elle, décontenancée.
"Et bien, là se trouve sans aucun doute la cause du mauvais goût, c'est celui de la marmite !"

Ainsi, quand bien même Bilaam reçut d'en haut la même force que Moshè Rabénou, une différence essentielle persista : Moïse travailla toutes ses Middoth, (traits de caractère) qui sont comme des ustensiles de cuisson, avant de pouvoir être un réceptacle à la Parole divine. Alors que Bilaam, lui, ne fit aucun travail sur lui-même avant de recevoir la Torah et la Parole de
D-ieu dans son corps. Si les ustensiles de Moïse étaient appropriés à transmettre la prophétie de D-ieu sans la déformer, ceux de Bilaam en revanche restaient sales et impropres à exprimer la Parole divine dans le monde.


3 - L'aigle et la taupe


"Or Balak, fiIs de Tsipor, était le roi de Moab à cette époque.
Il envoya des messagers à Bileam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le fleuve, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander, en ces termes:
"Un peuple est sorti d'Egypte: déjà, il couvre la face du pays, et il campe vis-à-vis de toi maintenant. Viens donc, de grâce, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi: peut-être pourrai-je le vaincre et le repousserai-je du pays. Car je le sais, celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis est maudit..."
Les Nombres, 22, 4, 6.


En s'adressant à Bilaam pour maudire Israël, le roi Balak était persuadé d'obtenir satisfaction.
En effet, Bilaam n'était pas n'importe lequel des prophètes, il était connu pour être un ennemi acharné du peuple juif. Appelé "oiseau de malheur", il savait à l'heure propice accumuler les fautes d'une nation pour l'accuser. A ce titre, Bilaam incarne l'antisémite par excellence. Héritier spirituel de Laban (Targoum Yonathan, Les Nombres, 22, 5.), il fut aussi conseiller de Pharaon, c'est même lui qui l'incita à jeter tous les garçons juifs dans le fleuve, (Traité Sota, 11a.)

Le Reb 'Haïm mi Volozin explique la différence fondamentale entre Moïse et Bilaam.
C'est la même, dit-il, qui existe entre l'aigle et la taupe. L'aigle a la capacité, par sa vue perçante de distinguer avec précision le moment où l'aube pointe. Il commence à voir aux premières lueurs du jour, et sa vue devient perçante lorsque le soleil est à son zénith ; volant à très haute altitude, il n'est pas aveuglé par l'éclat des rayons solaires.

A l'opposé, la taupe distingue certes, elle aussi, le moment où pointe l'aube, mais à partir de ce moment sa vue commence à baisser, et elle cesse de voir au midi. En revanche, elle récupère partiellement sa vue au crépuscule, et jouit d'une vue parfaire à minuit.
Par conséquent, bien que ces deux animaux aient une parfaite notion du temps, l'aigle la possède au moyen de la lumière, la taupe au moyen de l'obscurité.
C'est exactement la différence entre Moïse et Bilaam :
"C'est dans une claire vision que Moïse contemple l'apparition divine". Il diffuse, au sein de l'humanité aveuglée par l'obscurantisme, les lumières d'une saine morale et d'une haute vertu. D-ieu lui apparaît le jour.
Bilaam, en revanche, concentre tous ses efforts à propager dans le monde de la vérité et de la justice les ténèbres de l'immoralité. Aussi, D-ieu aborda-t-Il Bilaam pendant la nuit.


4 - Honoré et orgueilleux


"Bilaam se leva le matin et dit aux officiers de Balak : 'Retournez dans votre pays, car l'Eternel a refusé de me permettre de partir avec vous'. Les princes de Balak se retirèrent, revinrent auprès de Balak et lui dirent : 'Bilaam a refusé de venir avec nous'. Balak revint à la charge, en envoyant des princes plus nombreux et plus considérés que ceux-là… Bilaam répondit aux serviteurs de Balak".
Les Nombres, 22, 13 –18.


Pourquoi les premiers émissaires de Balak sont-ils appelés "officiers" alors que les suivants, qui sont des princes plus nombreux et plus considérés que ceux-là, sont qualifiés par Bilaam de "serviteurs" ?

Il arrive parfois que nous nous rendions chez un médecin généraliste, et que celui-ci refuse de s'occuper de nous pour telle ou telle raison. Dans tous les cas, un tel médecin ne tirerait aucun orgueil personnel à ce que nous nous rendions chez un autre praticien, plutôt que chez lui. En revanche, si nous nous rendons chez un spécialiste, qui sait être le seul à pouvoir nous guérir, et qu'il ne peut nous recevoir immédiatement, si nous lui annonçons que nous nous rendons chez un autre médecin. Rempli d'orgueil, il n'hésiterait pas à nous traiter avec dédain.

De même, quand Bilaam reçut la visite des premiers émissaires qui étaient des hommes simples, il savait que d'autres magiciens étaient capables de répondre aux attentes de Balak et il garda envers eux des marques de considération. En revanche, quand il vit que des princes plus nombreux et plus considérés que les premiers venaient le trouver, Bilaam réalisa alors qu'il était le seul, aux yeux de Balak, à pouvoir attaquer Israël. Pris d'une bouffée d'orgueil, il n'hésita pas alors à les renvoyer avec ingratitude et mépris, les qualifiant de serviteurs.

Ridoushéi Amram.


5 - Le Mal trouve sa vérité dans le Bien


Balak dit à Bilaam : "Qu'as-tu fais ?! J'ai eu recours à toi pour maudire mes ennemis et voilà que tu les bénis !" Mais il répondit et dit : "Certes, ce que l'Eternel met dans ma bouche, n'est-ce pas cela que je dois avoir soin de redire ?"
Les Nombres, 23, 11-12.

N'est-ce pas surprenant que, précisément, ce méchant absolu qu'était Bilaam, soit celui qui énonce l'un des éloges les plus splendides à l'adresse de notre peuple dont un des versets ouvre la prière du matin : "Ma tovou" ! Il est également légitime de s'étonner de cette initiative. Bilaam n'avait-il pas été invité par Balak à maudire le peuple d'Israël ? Et comment a-t-il pu donc être saisi par cette envolée quasi prophétique concernant la délivrance suprême de notre peuple ?

Comment a-t-il pu créer cette sublime bénédiction ?

Il est intéressant de noter qu'à travers le personnage de Bilaam, s'exprime l'idée que, dans tout homme, même le plus foncièrement fermé au développement de la sainteté et de la vérité dans le monde, une potentialité est là, prête à recevoir la révélation de l'exigence absolue d'un monde entièrement débarrassé du mal.
La vision pessimiste du monde affirme être capable d'appréhender la profondeur du mal et sa toute-puissance, mais, nous le voyons ici, dans sa tentative d'annihiler les forces vives de l'existence, une volonté profonde qui aspire à reconnaître la vérité et le caractère ultime du bien, lutte en elle contre ses propres affirmations, et c'est cette volonté contrariée qui pourra s'exprimer entièrement et se libérer, le jour où sonnera l'heure messianique !
Le mal ne serait-il en définitive que l'habit porté par celui qui n'a pas, en lui, la force de soutenir sur ses épaules la responsabilité du bien ? L'apologie du mal ne serait-elle qu'un faux-fuyant face à l'exigence du Bien ?


6 - Ni l'un, ni l'autre

"Tu ne maudiras pas ce peuple car il est béni." - Les Nombres, 22, 12.

Rachi explique que quand Bilaam répondit à D-ieu : "Puisque Tu ne veux pas que je les maudisse, je les bénirai", D-ieu rétorqua : "ils n'ont pas besoin de ta bénédiction car ils sont déjà bénis". Et Rachi continue : On donne l'exemple suivant : on dit à la guêpe : nous n'avons besoin ni de ton miel, ni de ton dard."

Il y a deux routes, en effet, qu'empruntent les nations dans leur tentative d'annihiler Israël. Soit, elles établissent des décrets et par des souffrances tentent de faire disparaître le peuple d'Israël en tant que corps.
Soit, elles utilisent la gentillesse et la séduction, en promettant au peuple d'Israël tous les avantages de l'assimilation, (postes avancés et places importantes dans la société, respect des droits et des différences, mariages mixtes en prônant l'universalité du genre humain, etc.), mais au bout du compte, une telle attitude vise à l'extinction spirituelle du peuple d'Israël.

Ainsi, Bilaam, essaya au début le chemin de la malédiction, et D-ieu lui répondit que cette voie lui était fermée. Alors, Bilaam proposa à l'Eternel de s'approcher des Bnéi Israël par des compliments, là encore D-ieu lui fit comprendre que cette route était condamnée. Le Shaaréi 'Haïm


7 - La pureté des intentions

"Quand bien même Balak me donnerait de l'argent et de l'or plein son palais, je ne pourrais pas contrevenir à l'ordre de l'Eternel, mon D-ieu".
Les Nombres, 22, 18

De cette phrase, nous dit Rachi, nous apprenons que Bilaam était cupide.

Pourquoi Rachi tire-t-il précisément des ces mots que Bilaam aimait l'argent ? Dans ce cas, au sujet du Tana, Rabbi Yosef ben Kisma, dans les Traités des pères, 6, 9, qui répondit que même si on lui donnait tout l'or du monde, il ne viendrait pas habiter dans cette ville tant qu'une maison d'étude ne s'y trouverait pas construite, nous devrions dire la même chose : que ce Tana était cupide comme Bilaam !?
Bien sur que non, ce qui différencie Bilaam et Rabbi Yosef ben Kisma, c'est que si Bilaam formula expressément sa volonté de ne pas recevoir d'argent contre le service qui lui était demandé, la raison en était parce que D-ieu lui refusait d'exécuter sa sentence contre le peuple d'Israël, mais au fond, l'expression même de Bilaam prouve son cour était entièrement tourné vers l'argent. En revanche, quand Rabbi Yosef ben Kisma refusa l'or d'une ville entière, ce n'était pas de son propre gré qu'il exprimait une telle possibilité, mais bien parce que cette offre lui avait été faite au préalable.

8 - Unique

"Ce peuple, vit en solitaire... Il ne se confondra pas avec les nations" - Les Nombres, 23, 9

Les souffrances du peuple d'Israël viennent de son mélange avec les autres nations. Et s'il reste solitaire, il vivra tranquillement, et il n'aura pas à craindre les nations. Mais s'il se mélange avec elles, alors il a tout à perdre.

9 - La maison

"Qu'elles sont belles tes tentes, Yaacov, tes demeures, Israël."
Les Nombres, 24, 5

Pourquoi cette répétition ?

La tente exprime l'idée d'une habitation provisoire (tentes), et en même temps la notion éternelle du Beit Hamikdash, le Temple (demeures).
D'un côté, parce que le peuple d'Israël se suffit de peu, dans la mesure où il sait que ce monde n'est que provisoire. Et c'est par le fait d'une bonne constitution que l'on ne s'arrête pas à ce la réalité de ce monde ; mais d'un autre côté, le peuple d'Israël est un peuple de sages (Talmidei 'hakhamim) qui, par le mérite de l'étude, rendent leurs vies saintes, à tel point que leurs maisons deviennent comme de petits sanctuaires, là où la présence divine repose.

10 - Une histoire ;la vraie demeure

Le 'Hafets 'Haïm reçut un jour un chez lui un touriste qui fut surpris de ne voir dans la maison du Sage que des choses nécessaires, et aucune superflue.
Il lui demanda : "Comment se fait-il qu'un homme de votre importance n'ait pas plus de biens matériels ?"
Le Sage lui répondit : "Et toi comment se fait-il que tu n'ais avec toi aucun meuble et aucune autre affaire, mais que ce petit sac que tu transportes avec toi ?"
Etonné d'une telle question, le voyageur répondit : "Mais c'est évident, je voyage d'un pays à l'autre, et je ne retrouverai toutes mes possessions que quand je rentrerai chez moi."
Ainsi le Sage lui dit : "Et bien, l'ami, il en est de même pour moi. Vois-tu dans ce monde je me sens comme un voyageur, et ma véritable demeure ne se trouve que dans le monde futur où je retrouverai là-bas tout ce que j'ai vraiment possédé dans ce monde-ci. C'est la raison pour laquelle ma maison n'est pas encombrée de choses inutiles, et je ne comble ma demeure que par la félicité éternelle qui me fera mériter le monde futur. Ce sont mes bonnes actions et mon étude."

Voilà le sens de cette demeure des fils d'Israël.

11 - Sache avec qui tu fais route !

"Il se leva le matin, sangla son ânesse, et partit avec les princes de Moav…Or, il était monté sur son ânesse, et deux de ses jeunes esclaves l'accompagnaient. (shnei néarav imo)"
Les Nombres, 22, 21

"Abraham se leva de bon matin, sangla son âne, il prit ses deux serviteurs avec lui (shnei néarav ito)…"

Pourquoi est-il écrit pour Bilaam " ses jeunes esclaves l'accompagnaient, (shnei néarav imo), et pour Abraham, ses deux serviteurs avec lui (shnei néarav ito) ?

Shnei Néarav H'imo, s'écrit avec pour premières lettres Shin, Noun et H'ayin.
Tandis que Shnei Néarav Ito, s'écrit avec pour premières les lettres Shin, Noun, et Alef.

C'est que, les lettres Shin, Noun, et Alef rappellent les trois animaux suivants : (Le Shor), le taureau ; (le Nesher), l'aigle ; et (le Ariè), le lion, qui sont les trois animaux qui sont trois des quatre pieds du Kissè hakavod, le trône de gloire, (le quatrième pied étant un visage d'homme).

Alors que, les lettres, Shin, Noun et H'ayin rappellent les trois animaux suivants: (Le Sharaf), le varan ; (le Narash), le serpent ; et (le H'akrav), le scorpion. Ces trois animaux représentant dans ce monde l'expression des forces du mal.

Abraham se comportait suivant les trois vertus suivantes : la générosité, la modestie et la modération. Cette attitude l'éleva jusqu'au niveau du trône de gloire, la plus haute des réalités.
Alors que Bilaam se comportait précisément avec les trois vices opposés qui sont l'envie, l'orgueil, et l'ambition démesurée. Et son attitude le rabaissa au niveau le plus bass de la réalité, dans le monde de l'impureté.