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Parasha Chémini
Cette Parasha est dédie à la guerison de Josiane baya bat miriam madeleine.

Sommaire

1. La Preuve
2. Le Léviathan
3.
Education
4.
Moché reconnaît sa faute
5.
Le porc, un drôle d'animal!
6.
Pourquoi Moché n'a pas été le Cohen gadol (le grand-prêtre)


1 - La Preuve (même si l'on en a pas besoin)

Ce qui suit est une preuve irréfutable envers ceux qui prétendent que la Torah n'est pas un don céleste (mais plutôt une invention humaine):

La Torah nous dit qu'un poisson est pur et apte à être consommé à deux conditions: s'il a des nageoires et des écailles. Si le poisson a des nageoires, il faut vérifier aussi qu'il ait des écailles. C'est alors qu'il est "cacher".Tandis que si le poisson a des écailles, il nous est inutile de vérifier s'il a des nageoires, Il est cacher. (Houlin 66:).

Comment est ce possible d'être sur qu'il ait des nageoires ? Est-ce que nos Sages ont fouilles toutes les mers du monde ? .

Cela est Merveilleux, jusqu'aujourd'hui, un tel poisson n'a pas été découvert, sachant que d'innombrables sortes de poissons nous sont connues.

De la même manière, Moché avait-il chassé toutes les bêtes du globe pour savoir que seul le porc est un animal ayant le sabot fendu et qui ne rumine pas?

Ces données-là ne pouvaient être connues que de Celui qui a créé le monde et qui connaîtrait toutes les distinctions qui caractérisent ses créatures.

C'est ce que dit Rabbi Yishmaël dans le traité de 'Houlin (59a): "Et le porc, car il a le sabot fendu, lui (seul) et divisé en deux ongles; il ne rumine pas et il est impur pour vous" (Vayikra 11:7).

"Le Maître du monde sait qu'il n'y a rien qui ait le sabot fendu tout en étant impur, sauf le porc. C'est pour cela que le verset ne précise que lui.

Et le Maître du monde sait qu'il n'y a rien qui rumine tout en étant impur sauf le chameau, le lapin et le lièvre, c'est pour cela que le verset précise, "lui (seul)" pour chacun de ces trois animaux".


2 - Le Léviathan

Vous êtes-vous déjà posé la question: "Est-ce que le léviathan (le poisson qu'Hashem a salé pour les tsaddikim au temps du Mashia'h) est un poisson pur? A-t-il des écailles et des nageoires?

La réponse se trouve dans Sifra (parasha 3): Ainsi dit Rabbi Yossé ben Dourmaskit: le léviathan est un poisson pur comme dit le verset

"En dessous de lui (le léviathan), des lames lumineuses, sa couche d'or sur la boue"(Job 41:22)

"En dessous de lui des lames lumineuses", ce sont ses nageoires.

"Son orgueil, la dureté de ses boucliers maillés comme une cuirasse étroite" (Job 41:7). Cela fait allusion à ses écailles !!!

3 - Education


Au milieu de conditions de vie impliquant souvent la plus grande misère et les plus terribles privations, en dépit du manque d'éducation sportive ou militaire, les lois de cacherout ont suffi, grâce à leur incomparable valeur sanitaire et hygiénique, à former des chaînes de générations saines de corps et d'esprit et prémunies contre la maladie et la mortalité à un degré remarquable. Par elles, les juifs sont devenus les hommes les plus sobres de la terre, sages, modérés, réservés de toutes choses, ne se livrant à aucun des excès qui dégradent l'homme et le font descendre au-dessous de la brute.

Chez eux, les enfants ont appris de bonne heure à modérer leurs désirs, à vaincre leurs penchants, à faire triompher l'esprit sur la matière. Un état d'équilibre parfait est ainsi réalisé, où le corps resté pur et vigoureux, devient le meilleur allié de l'esprit resté lucide et clairvoyant, et lui permet de prendre son essor jusqu'aux cimes de la pensée. La vigueur spirituelle qui caractérise les enfants d'Israël repose essentiellement sur leur vigueur physique, qui elle, est fonction des lois alimentaires. R. Elie Munk


Il n'est point de mots pour décrire la grandeur d'un enfant, qui après avoir mangé un plat de viande et désirant manger une bonne glace à la crème, accepte cependant de s'en priver, pour respecter les lois de cacherout. Un tel enfant parvenu à l'âge adulte aura une force de lion pour surmonter ses passions et sera nanti des meilleurs atouts pour affronter les difficultés de la vie.

Le Zohar affirme avec force à propos de la cacherout, que certains animaux viennent du côté de la sainteté et d'autres du côté de l'impureté.

Les caractéristiques des juifs se retrouvent aussi dans les animaux qu'ils consomment

Deux actions sont essentielles à la vie de l'animal: la recherche de la nourriture et la défense de la vie. Ces deux actions sont également indispensables à la vie de l'être humain. Mais l'idéal juif les subordonne à un but spirituel. C'est pourquoi la Torah élimine tous les animaux qui possèdent les organes réservés à ces deux fonctions sous leur forme la plus robuste: les griffes de la bête féroce et l'estomac assimilant sans distinction toute nourriture hâtivement engloutie. Les ruminants aux pieds cornés ne connaissent pas ces organes de rudesse et de violence. Une grande leçon se dégage ainsi de cette loi qui, dans sa simplicité et sa grandeur, a contribué sans aucun doute à former le caractère spécifique d'Israël. Rav Hirsch

A savoir...

Savez-vous que la croix rouge suisse pendant la dernière guerre a refusé de protester contre les massacres des juifs, des tziganes, et des prisonniers russes?

Savez-vous que l'usine MAGGI a fait son beurre pendant la guerre, en fournissant armée allemande en soupe en boites?

Le mérite de manger cacher

Un jeune homme juif, dans les années 30 à Berlin rencontra un jour un rabbin.

Dans la discussion il lui dévoila qu'il n'est pas du tout pratiquant, et pourtant il ne pouvait pas du tout avaler d'aliments non cacher? La simple pensée de les porter à sa bouche le répugnait!"
Le rabbin commença alors à le questionner sur sa vie ainsi que sur celle de ses ancêtres. Il apprit ainsi que le père du jeune homme était un juif intègre. Il servit dans l'armée du Tsar. Il arriva une fois à l'époque, que les troupes, étant appelées à un certain endroit, furent réduites à un approvisionnement restreint. Le soldat juif qui désirait continuer à manger cacher fut contraint à ne presque rien consommer, son organisme en subissant les conséquences.

Un jour, le Tsar en personne vint rendre visite à la caserne et passa ses troupes en revue. Il demanda si l'un des soldats avait quelque chose à déclarer.

Impressionnés par la personnalité éminente du Tsar, pas un soldat n'osa bouger…quand soudain le juif fit un pas en avant. Il demanda au Tsar: "je ne puis être un bon soldat"

La troupe fut stupéfaite de l'audace du petit juif qui s'adressait au gouverneur de toute la Russie. Le Tsar demanda pourquoi...Et il répondit "car je ne mange presque pas ".

Le Tsar se tourna vers ses généraux pour savoir s'il y avait un quelconque problème avec la cuisine. On lui répondit que non.

Le juif expliqua alors que devant respecter les lois de cacherout, il ne pouvait manger, ce qui transparaissait d'ailleurs nettement sur sa mine pathétique.

Le Tsar tint ce juif en estime. Il respecta sa demande et lui octroya le privilège de se rendre chaque jour au village voisin pour aller s'approvisionner comme il faut.

Lorsque le jeune homme finit de relater le récit, le rabbin s'exclama:

"Maintenant, je comprends d'où vient en toi cette force de manger que cacher. Par cet acte de courage dont ton père fit preuve, par ce don de soi et ce risque qu'il prit pour respecter la cacherout, il imprima dans son sang et dans son âme ce commandement de la Torah de s'éloigner d'aliments interdits.

Lorsque tu vins au monde, tu héritas tout naturellement de cette qualité et ton âme te dicte inconsciemment les aliments qu'elle apprécie et ceux qu'elle abhorre!"

Voici une histoire extraordinaire du Rambam.

Le Rambam entretenait une correspondance suivie avec un certain grand Sage yéménite de l'époque. Il arriva une fois que ce dernier commença à poser certaines questions à caractère philosophique très pertinentes. Le Rambam s'étonna que de telles questions puissent surgir à l'esprit de ce Sage. Il s'abstint néanmoins de lui répondre. Le Sage ne se découragea pas et redoubla de plus belle avec d'autres questions du même genre encore plus fortes.

Le Rambam se demanda alors comment de telles questions puissent-elles être posées par un juif. Il écrivit dans une lettre en réponse que le Sage aille vérifier sur-le-champ si le cho'tet (l'abatteur rituel) de la ville abattait la viande comme il faut.

Ce dernier écouta le conseil du Rambam et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit que depuis treize ans, toute la communauté était approvisionnée en charognes et en bêtes non cacher, ce qui causa ces perturbations dans l'esprit du Sage jusqu'à ce qu'il en arrive à poser de telles questions.


Pour manger cacher

Ce petit commentaire fait référence à l'histoire du Rambam ci-dessus.

Bien que ces commandements n'aient aucun fondement rationnel et transcendent complètement l'esprit humain, nous pouvons cependant nous permettre de faire cette petite comparaison:

Si une personne qui consomme du vin sans modération passe dans un état second, sa conscience étant troublée, donc on peut comprendre que celui qui absorbera des aliments prohibés par la loi juive subira un trouble de sa conscience aussi sournois qu'il soit, tel que nous le démontre l'histoire ci-dessus, car si ce n'était la finesse d'esprit du Rambam, la problème n'aurait pu être décelé.

Les effets d'une nourriture tarèfe (non-cachère) ne se dévoilent pas forcément tout de suite mais c'est parfois à long terme qu'ils causent des dégâts.

Voici ce que nous enseigne le verset:

"Ne vous rendez pas vous-même immondes par toutes ces créatures rampantes; ne vous rendez pas impurs par elles, vous en contracteriez l'impureté (=venitamtem) " (Vayikra 11:43)

Rabbi Ichmaël commente: la faute rend fou (métamtem) le cœur de l'homme". Car l' expression rendre impur "venitamtem " signifie en même temps "bête", "bouché". (Yoma 39b). Heureux celui qui respecte comme il faut les lois de cacherout!


4 - Moché reconnaît sa faute

"Moché entendit et approuva!" (Vayikra 10:20)

Moché fit une erreur de hala'ha car il se mit en colère.

Son frère Aaron, sans se démonter, lui expliqua calmement son erreur. Quand il la comprit, non seulement il s'excusa auprès de son frère, mais reconnu qu'il avait appris cette hala'ha seulement il ne l'oublia en s'emportant.

Le Midrach commente: Il alla taper de porte en porte pour annoncer ce qu'il s'était passé: Moi Moché Rabénou, j'ai commis une erreur d'hala'ha. Il fit proclamer dans tout le camps qu'il s'était trompé et que son frère l'avait corrigé.
Quelle grandeur!

Pourquoi Moché a-t-il jugé bon de faire une telle proclamation?

C'est pour enseigner en même temps à tout le Peuple de ne pas craindre d'avouer de s'être trompé, car il arriva même à Moché dans toute sa grandeur de commettre une erreur. Et de cela tout le monde en tirera une leçon. C'est pour cela que dans le Talmud, il arrive parfois que certains Amoraïm reconnaissent s'être trompé.

Notons par la même que la racine du mot "yéhoudi" - juif, est la même que "léhodot" qui signifie "reconnaître", ou que de "Yéhouda", qui reconnut tout de suite la faute commise avec Tamar. Grâce à son courage et sa franchise, il méritera que de sa descendance naisse le Mashia'h, qui identifiera les Yehoudim.

Voici quelques unes des lois apprises de la Parasha (selon le Sefer ha'Hinouch)
La Torah dans parashat "Shémini" présente six ordonnances (mitsvot) à caractère positif (Assé) et onze à caractère négatif (Lo Taaséé) les voici. On nous a ordonné de:

Vérifier les signes de pureté dans les animaux sauvages et domestiques avant de les consommer. Les bêtes pures se distinguent par le fait qu'elles sont ruminantes et qu'elles ont le sabot fendu. Un seul de ces deux signes sans l'autre prouverait que la bête en question est impure. Par exemple: le chameau qui rumine mais qui n'a pas de sabots fendus; le lapin qui rumine mais qui n'a pas de sabots fendus, ainsi que le lièvre. Le porc qui lui, a les sabots fendus mais qui ne rumine pas.

Vérifier les signes de pureté des poissons, c'est à dire qu'ils doivent avoir des nageoires et des écailles. Si le poisson en question a des nageoires, ce n'est pas suffisant pour prouver qu'il est pur. Il faut aussi qu'il ait des écailles. Mais si le poisson en question a des écailles, il est inutile de vérifier s'il a des nageoires, car la Torah nous enseigne qu'il n'existe pas dans le monde un seul poisson à écailles qui n'ait pas de nageoires.

De vérifier les signes de pureté des sauterelles qui sont les suivants: quatre ailes qui recouvrent la majeure partie de la longueur et du tour de corps. Quatre pattes et deux cuisses pour sauter sur la terre. Cependant, aujourd'hui, nous n'avons pas assez d'expérience pour reconnaître ces signes d'une façon parfaite, c'est pour cela que nous n'en mangeons pas. Nous savons pourtant qu'il y a environ cinquante ans, les juifs d'Afrique du Nord reconnaissaient encore de façon compétente, les signes de pureté des sauterelles et pouvaient les manger.

Les prêtres (Cohanim) ne doivent pas entrer au Temple ayant les cheveux longs.

Les Cohanim ne doivent pas entrer au Temple avec des habits déchirés.

Les prêtres ne doivent pas sortir du Temple au moment du service.

Les Cohanim ne doivent pas entrer au Temple étant ivres après avoir consommé des boissons enivrantes, ni enseigner des lois dans cet état.

De ne pas manger de reptile (terrestres) Ceux-ci ont été énumérés plus haut.

De ne pas manger de toutes sortes de petits insectes qui naissent dans des graines et dans des fruits. Ceux-ci sont appelés aussi reptiles ou pullulant terrestres.

De ne pas manger de reptiles aquatiques.

De ne pas manger de pullulant qui naissent dans la putréfaction, ceux-ci sont interdits à manger bien qu'ils ne soient pas aptes à procréer.


5 - Le porc, un drôle d'animal!

"…quand aux suivants, vous n'en mangerez point: …le porc"

Il est dit que le porc s'accroupit en étalant ses pattes et en montrant ses sabots, comme pour dire: voyez, je suis une bête pure, j'ai le sabot fendu (alors qu'il est impur, parce qu'il n'est pas ruminant, symptôme qui demeure invisible extérieurement). De même, les princes d'Essav (c'est à dire toute la notion occidentale) volent et pillent et ils se donnent des allures d'honnêtes gens. Pendant 40 ans, Essav enlevait des femmes à leurs époux et leur faisait violence. Arrivé à l'âge de 40 ans, il dit: Mon père a pris femme à 40 ans, moi aussi je fais de même".

Cela ressemble un peu à notre société qui va prêter main forte aux peuples du tiers-monde (qui est aussi une bonne chose) à coups de grande publicité et qui d'un autre côté délaisse ses propres habitants dans la misère. Ou aussi qui va interdire la bigamie, ce qui ne l'empêche nombre de personnes d'avoir plusieurs femmes.

Le nom hébreu du porc: 'hazir est apparenté au mot 'hozer, indiquant par-là un retour, car la Torah nous apprend qu'à l'avenir, l'Eternel fera revenir le porc à sa pureté originale.

Quoi qu'il en soit, le mot 'hazir avec son double sens porc et revenir, exprime l'idée que les spécimens les plus impurs de la création de même que les royaumes les plus immoraux de l'histoire reviendront, lorsque les temps s'accompliront, à l'idéal de la pureté intégrale. Kol Torah


6 - Pourquoi Moché n'a pas été le Cohen gadol (le grand-prêtre)

"Quand on fut au huitième jour, Moché manda Aaron et ses fils…" (Vayikra 9:1)

Comme Moché refusa sept jours près du buisson ardent d'aller sauver les juifs en Egypte, il ne mérita de servir que sept jours au tabernacle.

On peut cependant pu se poser la question: s'il a refusé sept jours d'affilé de remplir sa mission, il aurait du être privé sept jours et non recevoir le privilège d'œuvrer sept jours au Tabernacle?

Il est possible de dire que pendant sept jours, l'Eternel ne se fâcha pas contre Moché et ne pensa pas lui retirer la fonction de prêtrise. Ce n'est que dans le courant du septième jour qu'il nomma Aharon à sa place.

Mais la seule intention qui animait Moché, c'était l'humilité: comme pouvait-il prendre la place de son frère Aharon plus âgé?

N'est-il pas écrit que D-ieu façonna l'homme à son image? De là, on comprend que Moché n'a pas été puni, mais que son comportement fut bien considéré de D-ieu. C'est pour cela qu'il reçut l'honneur de servir les sept premiers jours!

Le 'Hida