Sommaire
1 - Payer la personne le jour même
2 - Ne pas manger à tous les râteliers
3 - La victoire à celui qui livre bataille
4 - Assistance à son prochain
5 - Point de chute chez nous
6 - Mettre une barrière au toit de sa maison
7 - Chacun ses habits
1 - Payer la personne le jour même
"Le jour même, tu lui remettras son salaire avant que le
soleil se couche : car il est pauvre et il attend son salaire avec anxiété".
Deutéronome (24:15)
C’est un commandement de la Torah que de payer le travailleur
dans le jour même où il a effectué son travail.
S’il l’a effectué le soir, on a jusqu’au lendemain
dans la journée pour lui payer.
L’histoire suivante vient illustrer l’importance de cette
mitsva :
Une fois le 'Hafets 'Haïm avait
un costume qui avait besoin d’être rapiécé.
Il convoqua un tailleur à qui il confia le travail. Lorsque ce
dernier eut fini, le 'Hafets 'Haïm prit le costume et s’en
alla. Il était déjà en retard avec la diligence
qui devait le mener à la station de train lorsque soudain il
se ravisa :
"Comment puis-je m'en aller sans avoir payé le tailleur
et transgresser ainsi un commandement de la Torah ?"
A la stupéfaction du cocher, le 'Hafets 'Haïm rebroussa
chemin, sachant que par la même, il manquerait son train.
Pour un Sage, l'observation d'un commandement est plus précieuse
que tous les trésors du monde.
Car il donne son ame pour ce salaire
"Le jour même, tu lui remettras
son salaire avant que le soleil se couche : car il est pauvre car il
donne son ame pour ce salaire ". Deutéronome (24:15)
On apprend que celui qui retient le
salaire de l’employe et comme il lui enlevait son ame, la vie
; car pourquoi est il monte sur l’arbre et a risquer sa vie n’est
ce pas pour gagner son pain ?
Talmud Baba Metsia 112.a
Il fera attention d’accomplir
cette mitsva “le jour meme tu lui remettra …” car
c’est une grande mitsva puisque le travailleur donne son ame pour
ce salaire. Hida
"Le jour même, tu lui remettras
son salaire" - En hebreu Beyomo Titene Sheraro = ShaBaT Ari
zal
Quelques lois...
Si l’on n’a pas fixe la
date de paiement d’un employe, il faudra le payer le jour meme
avant la tombee de la nuit, s’il a travaille pendant la nuit,
le paiement devra se faire le matin. La loi est la meme s’il le
paye par mois.
Celui qui paie en son temps accomplit
une mitsva asse de la Torah, mais s’il paie en retard, il transgresse
ce commandement meme s’il pense le payer plus tard.
Ces lois s’appliquent aussi a une location d’ustensile.
Il n’emploiera pas une personne
s’il sait qu’il n’a pas de quoi payer.
Si on demande a un enfant de moins de
13 ans de nous rendre un service en lui prometant un bonbon ou autre
chose on devra accomplir cette loi de la Torah.
Donc on devra faire attention quand on
prend une baby sitter , un plomblier, femme de menage, etc...
Si on les avertit avant qu’il travaille
qu’on les paiera ulterieurement cela et permis.
2 - Ne pas manger à tous les râteliers
"Tu n'apporteras point dans la
maison de l'Eternel ton D-ieu, comme offrande d'aucune sorte, le salaire
d'une courtisane, ni la chose reçue en salaire en échange
d'un chien, car l'un et l'autre sont en horreur à l'Eternel ton
D-ieu". Deutéronome (23:19)
Comment se fait-il que dans ce verset,
la courtisane soit citée en même temps que le chien ?
De plus, peut-on dire de l'Eternel qu'Il n'aime pas les chiens ?
Il est enseigné dans la Torah
que D-ieu déteste le sacrifice d’un bouf comportant un
défaut. Cela ne signifie pourtant pas que D-ieu n’aime
pas le bouf, mais uniquement qu’il attend de nous que l’on
respecte les prescriptions qu’il nous a ordonnées. Il souhaite
voir en nous une bonne intention. Il en est de même pour le chien.
Il ne faut pas voir dans le verset une répulsion vis-à-vis
du chien lui-même, mais plutôt, par rapport au contexte
dans lequel il est rapporté. Quel est ce contexte ?
A l’époque, il y avait des
gens qui élevaient des chiens et se postaient à l’entrée
des ponts. Toute personne souhaitant se rendre de l’autre côté
de la rivière devait payer une taxe, faute de quoi les chiens
étaient lâchés. C'est cette pratique de racket que
D-ieu exècre. (Ce qui n’est pas sans rappeler l’élevage
proliférant des pitbull aujourd’hui, dont les propriétaires
se servent pour effrayer les passants...).
De même, concernant la prostituée,
accepter le salaire de son infamie signifierait la cautionner et l’inviter
à recommencer cette conduite. C’est pourquoi, l’un
comme l’autre sont des actes vils aux yeux d’Achem(D-ieu).
La raison, derrière la non-acceptation
de ces deux donations à l’Eternel, est de ne pas cautionner
des actes fondamentalement mauvais.
3 - La victoire à celui qui livre bataille
"Quand tu sortiras en guerre contre
tes ennemis, que l'Eternel, ton D-ieu les livrera en ton pouvoir…"
Deutéronome (21:10)
Ce verset peut se comprendre ainsi :
"Quand tu sortiras…" : dès l'instant où
tu viendras dans ce monde-ci.
"…en guerre…" : engage tout de suite la guerre
contre le mauvais penchant,
"…que l'Eternel, ton Dieu les livrera en ton pouvoir…"
: Il te fera triompher contre lui.
La meilleure manière de gagner
la guerre, c'est d'engager le premier le combat.
N'ayons pas peur de viser les plus hauts niveaux dans la Torah, car
c'est là que le mauvais penchant commencera par nous attaquer.
Les pratiques les plus hautes sont autant de barrières qui nous
protégerons contre un affaiblissement des fondements du judaïsme.
Celui qui ne vise qu'à faire le
minimum du minimum, au cours du temps, ses acquis risquent de s'amenuiser
jusqu'à ce qu'il perde tout. C'est ce qui est arrivé avec
le courant réformiste dont les barrières sont réduites
au strict minimum. Que sont devenus les enfants et les petits enfants
des réformistes du siècle dernier ? On les retrouvera
assurément parmi les juifs assimilés, qui ont contracté
des mariages mixtes et dont leurs enfants ont complètement perdu
leurs racines.
A l'opposé, le Juif qui vise les plus hautes cimes, le mauvais
penchant ne viendra jamais l'attaquer sur les fondements tels qu'allumer
la lumière le Shabbath, ou aller manger dans un restaurant non-juif
sous prétexte de ne manger que du fromage et de la salade.
Il l'attaquera davantage sur des plus petits détails tels que
ne pas s'énerver à la synagogue le Shabbath ou lui voler
son temps d'étude de la Torah pour s'occuper de futilités.
Le Rav Dessler dans son livre Mikhtav MiEliayou compare ce concept avec
celui d'une bataille. Le pays qui poste ses armées aux frontières
sera certainement mieux gardé que celui qui n'en dispose qu'aux
alentours de la ville, car l'ennemi devra déjà livrer
une rude bataille avant de pouvoir pénétrer plus en profondeur
dans le pays.
4 - Assistance à son prochain
"Tu ne dois pas voir l'âne
ou le bouf de ton frère s'abattre sur la voie publique et te
dérober à eux : tu es tenu de les relever avec lui".
Deutéronome (22:4)
C’est un commandement de la Torah
que de venir en assistance envers son prochain pour l’aider à
ramasser la bête tombée avec son fardeau. Naturellement,
le propriétaire de l’âne n’aura pas le droit
de demeurer les bras croisés et de laisser toute la tâche
à l’autre, mais il devra le premier s’activer à
ramasser la charge par terre, à moins d’un cas de force
majeure tel un malade ou une personne âgée.
5 - Point de chute chez nous
"Quand tu bâtiras une maison
neuve, tu établiras un appui autour du toit, pour éviter
que la maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à en
tomber".
Deutéronome (22:8)
Pour empêcher tout danger, la
Torah nous demande de mettre une barrière autour d'un balcon,
d'un toit ou d'un escalier de peur qu'un homme ne tombe. Il s'agit d'une
barrière d'une hauteur de 80cm. minimum.
Si l'on traduit littéralement : "…si vient à
tomber celui qui tombe".
Nos Sages nous disent que ce dédoublement dans le langage vient
nous enseigner quelque chose de particulier :
S'il a déjà était prévu, dans le Ciel, que
telle personne devait tomber, toi, de ton côté, ne sois
pas la cause de sa chute, car tu devrais en rendre compte. Donc, prémunis-toi
contre cela et la laisse la Providence faire son ouvre !
6 - Mettre une barrière au toit de sa
maison
"Quand tu bâtiras une maison
neuve, tu établiras un appui autour du toit, pour éviter
que la maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à en
tomber". Deutéronome (22:8)
"Construire une nouvelle maison"
peut se comprendre au sens figuré comme signifiant "faire
Téchouva", se repentir. En effet, la maison c'est l'endroit
où l'on demeure, c'est le niveau spirituel où l'on se
trouve. La maison représente aussi la tête, c'est la raison
pour laquelle il faut la préserver par toutes les manières
possibles. Ce n'est pas pour rien que cette Parasha tombe précisément
au début du mois d'Eloul, le mois de la téchouva par excellence,
le mois où l'on se lève plus tôt pour réciter
les Séli'hot, pour que l'Eternel veuille bien agréer notre
repentir.
La Torah vient nous apprendre ici un principe très important
: si tu veux faire téchouva, il faut que tu places des barrières
!
En effet, toute personne animée des meilleurs sentiments peut
entreprendre une téchouva magnifique, mais combien de temps va-t-elle
tenir ?
Par exemple, si elle ne mangeait pas cacher, et que soudain elle prend
sur elle cette résolution mais, continuant de fréquenter
le même groupe de personnes qu'avant, avec la même régularité,
ne sera-t-elle pas tentée de retomber dans ses précédentes
habitudes ? Quelle force devra-t-elle déployer pour résister
à son entourage ? Une force quasi-inhumaine. Ce n'est pas pour
rien si le Roi David a commencé le livre des Psaumes par ce verset
: "Heureux l'homme qui ne suit point les conseils des méchants,
qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs et ne prend point
place dans la société des railleurs". (Psaumes 1:1)
Une telle personne devra savoir tenir une certaine distance pour ne
pas avoir à subir la force et l'influence du groupe.
Deuxième exemple :
Considérons un fumeur invétéré qui souhaite
couper complètement avec le tabac (cet exemple est un cas type
qui pourrait être repris sous les formes les plus diverses).
Comment pourra-t-il tenir, s'il garde dans le tiroir de la commode trois
cartouches de cigarettes ? A la première tentation, il sera poussé
à en prendre une. C'est pour cela qu'il devra avant tout faire
disparaître toute cigarette de chez lui, faute de quoi, il ne
pourrait partir sur des bases saines et se forger une nouvelle personnalité.
Voilà ce que signifie "placer
des barrières sur le toit de sa maison" : prendre soin d'éloigner
de soi le risque de la chute !
7 - Chacun ses habits
"Une femme ne doit pas porter le
costume d'un homme, ni un homme s'habiller en vêtement de femme,
car l'Eternel ton D-ieu a en horreur quiconque agit ainsi". Deutéronome
(22:5)
Lorsque l'homme prie, il doit se présenter
devant l'Eternel avec douceur pour Lui adresser ses supplications, et
il serait maladroit d'arborer à ce moment grandeur et force.
C'est ce qui est sous-entendu par le verset qui dit : "une femme
ne doit pas porter le costume d'un homme.
Par contre, il arrive que l'homme soit en plein combat contre le mauvais
penchant et qu'il doive déployer à ce moment toute sa
vigueur et toute sa vitalité afin de ne pas se laisser emporter
par le vent de la tempête. Si à ce moment là, il
fait preuve de douceur et de modération, il a toutes les chances
de perdre la face. C'est pourquoi, il faut savoir que "l'homme
ne doit pas s'habiller en femme".