Parasha Mishpatim
Sommaire
1
- Résumé de la Parasha
2 -
un rapport mensonger
3 - "Et
voici les jugements" (les michpatim)
4 - "D'une
parole mensongère, tu t'éloigneras"
5 -
Une histoire
6 - Ni l'un, ni l'autre
7 - La pureté des intentions
8 - Unique
9 - La maison
10 - Une histoire : La vraie demeure
11 - Sache avec qui tu fais route !
Le Hida écrit les mois de tevet et chevat sont durs que D-ieu
nous en préserve comme il est écrit dans le zohar il faut
que l homme fasse attention de ne pas réveiller la rigueur de
la justice sur lui.
Et quand le mois de Adar on augmente la joie.
Il est bien que la femme (la lune) allume une bougie pour roch 'hodech.
La lune étant parti elle revient toujours donc il ne faut pas
désespérer
La lumière revient.
Il est le dernier mois de l' année et Nissan le premier mois.
Même le mois de février etait le dernier mois la preuve
des fois il a 28 jours (année 364 jours) des fois 29 (365).
Le signe du mois de
Adar est les poissons.
1 - Résumé de
la Parasha
Cette Parasha est celle où D-ieu
dicte le plus de commandements.
En voici la liste (non exhaustive, à titre indicatif uniquement.
Pour plus de détails, veuillez consulter la Parasha commentée
dans les livres)
- L'obligation de libérer la septième année un
esclave hébreu (ouvrier).
- Celui qui aura enlevé et vendu un homme sera mis à mort.
- Si a la suite d'une dispute, l'un frappe l'autre sans qu'il meure,
mais qu'il doive s'aliter, s'il peut quand même marcher à
l'aide d'un bâton, l'auteur de la blessure sera absous, mais il
payera le chômage et les frais de la guérison.
- Œil pour œil c.a.d il payera mesure pour mesure la valeur
estimée de l'œil et non pas la loi du talion.
- Si quelqu'un creuse un puits et qu'un bœuf y tombe dedans, le
propriétaire de puits remboursera la valeur au maître de
l'animal et l'animal mort lui restera.
- Si quelqu'un vole un bœuf, l'égorge et vends l'animal
il remboursera cinq bœufs à pour son méfait.
- Si un homme laisse son bétail pâturer dans le champ d'un
autre, il payera les dégâts du meilleur de son champ.
- Si un feu, en s'étendant consume la moisson de son prochain,
l'auteur de l'incendie sera tenu de payer les dégâts.
- Si quelqu'un donner à garder à autrui de l'argent ou
des effets, et qu'ils disparaissent de la maison de cet homme, si le
voleur est découvert, il payera le double, sinon le propriétaire
de la maison devra prêter serment qu'il n'a pas mis la main dessus.
- N'humiliez jamais la veuve ou l'orphelin, car D-ieu écoute
leur plainte et sa colère s'enflammerai.
- Si l'on prête de l'argent, il interdit de prendre un intérêt.
- Si on prend en gage une couverture, le soir il faut la rendre.
- N'outrage point l'autorité suprême et ne maudis point
le chef de ton peuple.
Michpatim, les jugements
2 - un rapport mensonger
Il
est interdit à un juge d'entendre les arguments d'un parti sans
que le parti adverse ne soit présent, comme il est dit
; "N'accueille point
un rapport mensonger" (Exode 23-1)
La raison est qu'un parti contestataire risquerait, si le parti adverse
n'est pas présent, de présenter faire appel à des
arguments falsifiés. D'autre part, si le parti adverse était
présent, il n'oserait prétendre en face de lui à
des arguments dénués de tout fondement.
Comme le cite la Mékhilta de Rabbi Yishmaël, cette interdiction
de la Torah ne s'appliquerai pas uniquement à un juge, mais aussi
au contestataire lui-même. Celui-ci n'aurait donc pas le droit
de se présenter devant un juge, même si ce dernier serait
prêt à entendre ses réclamations et arguments sans
que le parti adverse ne soit présent.
Séfer ha'Hinou'h
3 - Et voici les jugements"
(les michpatim)
C'est ce qu'a dit le Roi David: "qui raconte ses paroles à
Yaakov" (fait allusion aux commandements), "ses lois et ses
jugements à Israël" (fait allusion aux jugements) (Téhilim
147).
Pourquoi le verset dit-il "ses paroles?", "ses jugements"?
C'est pour te dire qu'Hachem n'est pas comme un roi en chair et en os.
Un roi en chair et en os décrète au peuple des lois et
des jugements que lui-même n'applique pas. Hachem ne se comporte
pas ainsi: ce qu'il de faire à Israël, il le fait lui-même.
Une fois, Raban Gamliel, Rabbi Yehoshoua,
Rabbi Elazar ben Aazaria et Rabbi Akiva voyagèrent à Rome:
à leur arrivée, ils firent ce discours en public:
-"Un roi en chair et en os n'accomplit pas les ordonnances qu'il
décrète, mais par contre, D-ieu, ce qu'Il dit, il le fait.
Parmi la foule se trouvait un juif converti au christianisme. Après
le discours, il les aborda et leur dit: "Vos paroles ne sont que
mensonges! N'avez-vous pas dit que ce qu'ordonne Hashem, il le fait
Lui-même? Pourquoi ne respecte-t-il pas le Shabbath? Vous voyez
bien qu'il fait tomber la pluie! Il transporte de haut en bas!
Les Rabbis lui répondirent:
-"Mécréant! Est-ce qu'un homme a le droit de transporter
dans la cour de sa maison le Shabbath?"
-"Oui" répondit-il.
-"Les Cieux et la Terre sont la cour d'Hashem, comme il est dit
"Son honneur remplit toute la terre (Yeshaya 6), et aussi "N'est
pas le Ciel et la Terre que j'emplis?"(Yirmiya 23)
Midrash Rabba
4 - "D'une parole mensongère,
tu t'éloigneras"
Il est écrit dans le livre "Hazon
Ich", au sujet de la foi et de la confiance en D-ieu, que les dommages
causés par le mensonge sont très répandus, et les
pertes qu'il occasionne sont immenses, pas obligatoirement par le fait
de vouloir tromper son prochain, c'est-à-dire pour effectuer
un gain sur le compte d'autrui, mais même par une simple déformation
de la vérité sans prétendre en tirer profit
Il est rapporté dans le Méam
Loèz, que le mensonge est tellement détestable, que la
Torah ne dit pas: "Ne dis pas de mensonge" mais "éloigne-toi
du mensonge! ". Car il convient de s'en écarter au maximum.
C'est en effet un des trois piliers sur lesquels le monde repos et lorsque
les gens disent des paroles de vérité, l'abondance descend
dans le monde. Cependant lorsque les gens mentent, l'Eternel se fâche
; c'est la raison pour laquelle nous sommes encore en exil, parce que
le mensonge est très courant dans la bouche des gens.
Pour une seule raison seulement nos Sages nous ont permis de changer
la vérité: pour faire la paix avec autrui, afin d'éviter
une dispute, mais pas pour le fait même de mentir. Mais il est
interdit de se comporter constamment ainsi, il pourrait s'habituer à
mentir sans cesse, et le mauvais penchant qui est un fin artisan, pourrait
lui trouver à chaque fois un prétexte pour mentir à
nouveau.
5 - Une histoire
Rabbi Zalman, le frère du Gaon
de Vilna, alla une fois, accompagné d'un certain Rav, rendre
visite à un ami. Ils le trouvèrent en train de prendre
son repas. Ce dernier les pria de le joindre à table. Mais Rabbi
Zalman connaissait l'indigence et le dénuement dans lequel vivait
son ami et savait que s'il se joignaient au repas, son ami n'aurait
pas assez à manger. Il lui répondit que son médecin
lui avait ordonné de ne pas manger de tels aliments à
cause d'une certaine maladie dont il souffrait.
Quand il sortirent, le Rav qui l'accompagnait demanda à Rabbi
Zalman si c'était vrai qu'il souffrait d'une telle maladie. Il
lui répondit que non. Alors le Rav s'exclama: "Comment est-il
possible que vous puissiez proférer des paroles mensongères,
vous-même qui nous mettez toujours en garde à ne pas dire
de mensonge"!
Rabbi Zalman répondit: "Le Rambam était un docteur.
Il écrit qu'il est interdit de profiter du repas d'une personne
qui ne suffit pas pour elle-même".

Et une autre...
Une fois Rav Touvout arriva dans la
ville de Kouchta (qui signifie "vérité" en araméen).
Dans cette ville, personne ne mourrait avant son temps (car là-
bas, personne ne disait de mensonge).
Il se maria avec une femme et eut d'elle deux enfants.
Un jour, sa femme était assise occupée à se laver
la tête, quand sa voisine vint lui rendre visite. Comme le Rav
pensa qu'il n'était pas convenable de raconter à la voisine
que sa femme était en train de se laver la tête, il lui
répondit simplement qu'elle n'était pas là.
A la suite de cela, ses deux enfants décédèrent.
Les gens du quartier vinrent le trouver et lui dirent: "Que s'est-il
passé?"
Il lui raconta toute l'histoire.
Les gens de la ville lui dirent: "Il vaut mieux pour toi que tu
quittes la ville."

6 - Dire des paroles
de vérité dans son cœur
Rabbi Shlomo de Leilov
avait une vache à vendre. Il en exigeait 15 pièces d'or.
Un acheteur en proposa 12, mais Rabbi Shlomo refusa. Les deux personnes
se séparèrent.
La nuit, Rabbi Shlomo décida d'accepter la vente au prix de 12
pièces d'or au premier acheteur qui se présenterait.
Lorsque le lendemain matin il était encore en train de prier,
apparut le même acheteur que la veille et lui proposa à
nouveau la somme de 12 pièces d'or pour l'animal. Rabbi Shlomo
absorbé dans sa prière et ne lui répondant pas,
ce dernier vit en cela un refus et consentit à payer le prix
de 15 pièces d'or qu'il déposa sur la table.
Lorsqu'il acheva sa prière, Rabbi Schlomo prit 3 pièces
et les rendit à l'acheteur en lui disant: "Je ne désire
point voler ton argent. Cette nuit, j'ai décidé d'accepter
ton offre pour 12 pièces d'or et je n'ai pas pu te répondre.
Maintenant reprend ces trois pièces et la bête est à
toi."

Rabbi Yishmaël bar
Yossi possédait un champ qu'il confiait à un métayer.
Ce dernier l'exploitait pour son propre compte mais versait un pourcentage
de sa récolte à Rabbi Yishmaël.
Il avait l'habitude d'apporter un panier plein de fruits chaque vendredi
soir. Une fois, il amena le panier le jeudi. Rabbi Yishmaël lui
demanda:
"Comment se fait-il que tu aies changé à ton habitude
de m'amener les fruits aujourd'hui?"
Il répondit:
-"Je dois comparaître au Beith Din. En passant j'en profite
pour vous amener les fruits déjà aujourd'hui. De plus
je voulais vous demander d'être le juge pour cette affaire.
Tout de suite, Rabbi Yishmaël lâcha le panier qu'il venait
de recevoir et s'exclama:
-"Je suis inapte à être juge". (à cause
du pot-de-vin qu'il venait de recevoir)
Le métayer comprit, s'en alla au tribunal et trouva là-bas
d'autres juges pour régler son litige.
Rabbi Yishmaël, qui se trouvait aussi sur les lieux, entendit
derrière la porte le déroulement du procès et
commença dans sa tête à réfléchir
aux arguments que pouvait répondre son étayer pour l'emporter.
Il s'arrêta soudain net, au beau milieu de ses réflexions,
et s'exclama:
- "Si déjà moi qui n'ai pas accepté de pot-de-vin,
et j'aurais pu en accepter, car le panier de fruits était le
mien, je prends déjà position et conçois des
arguments de défense pour l'un de partis plus que pour l'autre,
à plus forte raison que celui qui accepte vraiment un pot-de-vin
risque de faillir dans son jugement!"
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