Paracha
Vayehi
DOSSIER
SPECIAL
: BENEDICTIONS
Sommaire
:
1.
Une
béra'ha, c'est quoi?
2. Pourquoi
bénir avant la mort?
3. Pourquoi
bénir avec la main?
4. La
bénédiction de ses enfants
5. La
bénédiction de ses parents
6. Bénédiction
ou réprimande?
7. Bénédiction
(Education)
8. Une
nuance fondamentale (Education]
9. Quelle
merveilleuse bénédiction
10.
L'oeil
11. De
qui recevoir une bénédiction1.
12.
La visite du malade
13. Celui
qui place sa confiance en D-ieu.

ZOHAR
A ceux qui soutiennent l'étude de la Torah.
Ainsi
a demandé Rabbi Bon et a dit:
"Les fils de Yakov toutes les douze tribus furent rangées
ici bas de la même manière qu'ils le sont en haut.
Pourquoi a-t-il toujours fait précéder Zévulun
à Yssa'har dans les béra'hot? (Pourtant Yssa'har est l'aîné
de Zévulun, de plus, c'est de lui que descendra de nombreux Sages
du Sanhédrin la Grande Assemblée, de laquelle dépend
toute l'application de la Torah dans le Peuple d'Israël.)
Et voici qu'Issa'har étudie la Torah. Et la Torah le précède
à tout endroit. Et pourquoi a-t-il fait précéder
Zévulun dans les béra'hot. Son père l'a fait précéder
et Moshé l'a fait précéder! C'est pour nous enseigner
que Zévulun l'a mérité car il a fait sortir le
pain de sa bouche et l'a donné dans la bouche d'Yssa'har. (Zévulun
ne se contentait pas de donner uniquement la Tsédaka pour s'acquitter
de la mitsva. Il partageait intégralement ses revenus, si ce
n'est plus, pour les donner à son frère. Telle est la
signification du verset "sortir le pain de sa bouche".)
C'est pour cela que Zevulun a précédé dans les
béra'hot!
De
là nous apprenons: celui qui supporte ceux qui étudient
la Torah reçoit des béra'hot d'en haut et d'en bas, non
seulement cela mais il recevra deux tables, ce qu'une autre personne
ne peut acquérir. Il bénéficie d'une richesse prospère
dans ce monde-ci et il aura sa part au monde futur.
C'est cela que dit le verset: "Zevulun siègera au bord des
mers et lui sur la rive des bateaux." Il faut comprendre "au
bord des mers" dans ce monde-ci, et "au bord des bateaux"-
dans le monde futur, comme il est dit: "là-bas vont les
bateaux, c'est-à-dire que c'est là-bas qu'afflue l'abondance
du monde futur.

RESUME
SUCCINT DE LA PARASHA VAYIHI
Yaakov,
qui a vécu en Egypte, sent sa fin approcher. Il fait promettre
à Yossef de se faire enterrer en Terre Sainte. Yaakov bénit
les deux fils de Yossef, le cadet avant l'aîné Ensuite
Yaakov réunit tous ses fils et les bénit chacun à
son tour. Yaakov expire et rejoint ses pères. Toute l'Egypte
le pleure pendant 70 jours. Yossef l'enterre en Terre Sainte, à
Hébron, là où demeurent déjà Avraham
et Its'hak. Il retourne ensuite en Egypte et rassure ses frères
qu'il ne leur veut aucun mal.
1
- UNE BERA'HA C'EST QUOI?
Le
mot français "bénédiction" provient du
latin: "bene" signifie "bon" et "dicere"
signifie "dire" est loin de pouvoir donner la traduction intégrale
du mot "béra'ha".
Hashem
dit à Avraham: "Et se feront bénir par tes enfants
tous les peuples de la terre". Le mot "Ve-hit-bar-khou"
- "se feront bénir" indique que ce n'est pas Avraham
qui bénit mais le Tout-Puissant. Avraham subira de multiples
épreuves afin de gagner le mérite de transmettre la bénédiction
divine à sa descendance. Ainsi finit le verset: "car tu
as reçu ma parole."
Voici ce que nous enseigne la mishna dans le traité de Oukitsin
(ch.3 michna 12):
"Ainsi
dit Rabbi Shimon ben Halaphta,: "Le Juste; D-ieu n'a trouvé
de récipient apte à recevoir la béra'ha pour Israël
que le Shalom, comme il est dit: "Hashem, la force il donna à
son peuple, Hashem bénira son peuple par le Shalom."(Psaume
19).
De
là, nous voyons que pour pouvoir transmettre la béra'ha
venue d'Hashem, il faut d'abord maîtriser ses tendances, annihiler
sa colère, éliminer son orgueil et être prêt
à recevoir sur soi-même le joug du Tout-Puissant en appliquant
sa parole à la lettre, de façon dévouée,
avec l'amour de son Créateur et de son prochain; comme le disent
nos Sages: "trois fois par jour, les enfants d'Israël dans
la prière de la Amida:
Source de bénédictions, Tu es Hashem qui bénit
son peuple dans le Shalom".
2
- POURQUOI BENIR AVANT LA MORT?
Yaakov
bénit ses enfants avant sa mort. A un autre endroit (Zot haBéra'ha),
il est dit: "Et voici la bénédiction dont Moché,
l'homme de D-ieu, bénit les enfants d'Israël avant de mourir".
(Les Nombres 33:1).
De là nous apprenons que la béra'ha (bénédiction)
dépend de trois facteurs:
1.
"Et voici la bénédiction dont Moché, l'homme
de D-ieu…":
Cela dépend de qui elle émane.
2.
"…. bénit les enfants d'Israël…"
Cela dépend de celui qui la reçoit.
3. "… avant de mourir."
Cela dépend du moment où elle est dite.
Maintenant,
on comprend pourquoi Yaakov a voulu bénir ses enfants spécialement
avant sa mort.
La
bénédiction est plus effective donnée avant la
mort, car l'âme est alors plus détachée de tout
ce qui est matériel. Yaakov et Moché donnèrent
pour cette raison leur bénédiction avant de mourir (Sforno).
C'est
le summum de la bénédiction.
3
- POURQUOI BENIR AVEC LA MAIN ?
Il
existe trois niveaux chez l'homme: la pensée, la parole et l'action.
La bénédiction engage la pensée, la parole et l'acte.
La pensée, c'est pour cela que Yaakov a dit: "Qui sont ceux-là"
(Efrahim et Ménaché).
La parole, c'est la bénédiction elle-même.
L'action, c'est l'imposition de la main sur la tête de la personne.
La
main est la partie de l'homme la plus en contact avec ce monde matériel,
sanctifiée par l'accomplissement des commandements divins ("ne
pas voler", "ne pas frapper", "tsédaka-charité",
"téfilin", etc…).
La
bénédiction passe par le cerveau, arrive à la bouche
puis descend jusqu'à la main pour se déposer sur l'être
humain. La main droite représente le 'héssed (bonté...donner).
Elle s'est habituée à donner, donc elle est plus propice
à bénir. (On donne la Tsédaka de la main droite)
IL
LES EMBRASSA ET LES PRESSA DANS SES BRAS.
"Il
voulut ressentir avec ses enfants bien-aimés une joie profonde,
afin que la Ché'hina vienne l'habiter, car elle ne réside
pas au milieu de la tristesse et de l'abattement, mais là où
règne la joie sereine. (Midrash Aggada). Mais lorsqu'il vit que
la Ché'hina tardait à lui donner l'inspiration, il se
mit à parler d'autres sujets comme le rapporte le verset suivant,
jusqu'à ce que Yossef se prosterna devant lui, jusqu'à
terre, implorât la grâce divine en faveur de la bénédiction
paternelle pour ses enfants.
Nahmanide
admet que le mets "qu'il aimait" eut sur Its'hak un effet
semblable à celui qu'eut la musique sur le prophète Elisée..
Celui-ci voulant appeler sur lui l'esprit prophétique, s'écria:
"Amenez-moi un musicien. Et tandis que celui-ci jouait de son instrument,
l'esprit du Seigneur s'empara de lui". (II Rois, II, 15)
4 - LA BENEDICTION DE SES ENFANTS
"Que
l'ange qui me délivra bénisse les enfants...". (Génèse
48:16).
"Et
Yaakov bénit Ephraïm et Ménaché en disant:
"Par toi Israël bénira en ces termes: Dieu te fasse
devenir comme Ephraïm et Ménaché !". Et il plaça
Ephraïm avant Ménaché.". (Génèse
48:20).
Le
Ben Ish Haï dit qu'il est bien que les enfants embrassent la main
de leurs parents, en particulier celle de leur mère et le père
bénira de ses deux mains reposées sur leur tête
en disant.:
Pour un garçon:
"Yésim'ha Elo-him ké Efrahim vé 'hiMénaché
Pour une fille:
"Yésime'h Elo-him kéSara Rivka Ra'hel véLéa."
Ensuite
pour les deux:
"Yévarekhékha Ado-naï véyichmérékha.
(Que l'Eternel te bénisse et te protège).
" Yaer Ado-naï panav élekha vi'hounéka"
(Que l'Eternel fasse rayonner Sa face sur toi et te soit bienveillant.
"Yissa Ado-naï panav élekha véyassem lékha
Shalom"(Que l'Eternel dirige Son regard sur toi et t'accorde le
Shalom".
"Et
ils imposeront ainsi mon nom sur les enfants d'Israël et moi je
les bénirai".
5
- LA BENEDICTION DES PARENTS
Une
personne doit s'efforcer de recevoir la bénédiction de
son père et de sa mère, même s'il ne se trouve pas
à table avec eux mais qu'il demeure loin d'eux, qu'il ne se décourage
pas de se rendre, s'il en a la possibilité, chaque Shabbath et
aux jours de fête d'embrasser leur main et de recevoir leur bénédiction.
A part le fait que leur bénédiction est proche de s'accomplir
du fait qu'ils le bénissent de tout coeur, comme un père
qui s'émeut sur son fils, en plus de cela, cela lui est compté
comme une mitsva "d'honorer son père et sa mère".
Le Midrach nous enseigne que toute la grandeur et la puissance d'Essav
provient du fait qu'il a beaucoup estimé la bénédiction
de son père et qu'il a poussé un grand cri lorsqu'il a
constaté qu'il se l'est faite voler.
Une
personne prendra garde à ne pas provoquer de malédiction
chez son père ou sa mère, car bien que ces derniers ne
le feront pas de plein coeur, qu'ils ne souhaitent pas voir leur progéniture
souffrir à cause d'eux et qu'ils le regretteront tout de suite,
de toute manière, en plus de la faute de causer de la peine à
ses parents, il faut craindre que la personne s'attirera du mal sur
elle, que D-ieu nous en préserve. Ainsi, les parents auront pitié
de leurs enfants et ne les maudiront pas.
Pélé Yoets
6
- BENEDICTION OU REPRIMANDE
Et
Yaakov appela ses fils et il dit: "Rassemblez-vous et je vous raconterai
ce qu'il vous arrivera à la fin des temps. Rassemblez-vous et
écoutez fils de Yaakov, et recevez l'enseignement de votre père".
(Béréshit 49:1-2)
Tout
d'abord, Yaakov parle de dévoiler à ses fils ce qu'il
leur arrivera à la fin des temps, puis il leur dit de recevoir
un enseignement. Dans Pessa'him(56a), il est enseigné que Yaakov
voulait prophétiser à ses enfants la guéoula (délivrance),
mais la Shé'hina (esprit divin), se retira de lui et il leur
dit en échange des bénédictions mêlées
de remontrances et de réprimandes. Le verset (idem 49:27) conclut
les béra'hot en ces termes: "Et il les bénit chacun
selon sa bénédiction…"
Pourquoi
la Shé'hina s'est-elle retirée de Yaakov? Pourquoi Yaakov
a-t-il mêlé ses bénédictions de réprimandes?
Cette
bénédiction reçue de Yaakov est loin d'être
un cadeau négligeable, mais une vérité spirituelle
et matérielle, non seulement irréductible, mais aussi,
qui prospère et se propage dans ce monde et dans le monde futur.
Il serait impossible avec les notions qui nous sont inculquées
dans ce monde-là de pouvoir imaginer le bénéfice
de la Béra'ha d'Israël qui est au-delà de toute imagination.
Mais cette béra'ha a un prix , elle demande une maîtrise
de soi-même, afin de pouvoir pratiquer les ordonnances d'Hashem
dans la Torah, au niveau de l'action, de la parole et de la pensée.
Hashem nous explique dans sa Torah, comment pouvoir discerner le bien
du mal et de faire ce qui est bien et juste.
On comprend pourquoi un Tsaddik comme Baba Salé ou comme le Rav
Kaniewsky donnent des bénédictions qui se réalisent.
La béra'ha ne vient pas d'eux-mêmes mais du Tout-Puissant,
car ils sont devenus aptes, par leurs actions, à la recevoir,
et de ce fait, à la transmettre.
Cela
explique pourquoi Yaakov mêla la transmission de la "bérakah"
d'Hashem de réprimandes. En fait Yaakov disait à ses enfants:
"Comment pouvez-vous, ayant encore de la colère et de la
rage en vos coeurs, recevoir la béra'ha d'Hashem?".
"Comme l'eau tumultueuse" dit-il à Réouven "le
tumulte et l'ahurissement à cause desquels tu t'es empressé
de montrer ta colère". (Béréchit 49:4).
Et,
en ce qui concerne Shimon et Lévy: "Maudite sois leur colère,
car elle est terrible et leur rage car elle est dure. (c'est pour cela
que je les diviserai dans Yaakov et les éparpillerai dans Israël."
La
colère, issue de l'orgueil, empêche quiconque de recevoir
le joug du royaume céleste. La béra'ha ne se déposera
que sur une personne humble, dévouée à Hashem,
qui maîtrise ses tendances et qui a l'amour de son prochain. A
ce moment, le Shalom prime en lui, car il est devenu apte à recevoir
la béra'ha et à pouvoir la transmettre à autrui.
7
- EDUCATION: BENEDICTION
"Shimon
et Lévi, maudite soit leur colère…" (Béréshit
49:7)
Les
Sages nous enseignent que les membres de la tribu de Shimon allaient
devenir des scribes et des enseignants pour les enfants, tandis que
celle de Lévi était destinée à recevoir
la dîme de tout le Peuple d'Israël.
Ces fonctions exigent un calme et une patience tout particuliers. Les
scribes nécessitent évidement une grande concentration
et l'esprit posé au moment où ils écrivent les
textes sacrés, afin de ne commettre aucune faute et d'avoir une
bonne intention.
Quant aux enseignants, ils doivent s'armer d'une double mesure de patience
pour être à même de transmettre leurs leçons
aux jeunes enfants. Car "le maniaque n'est pas apte à être
enseignant", cependant si une petite parcelle de colère
demeurait en eux, ils pourraient l'utiliser à bon escient pour
imposer un certain respect aux enfants.
Quant aux Lévi, eux aussi doivent faire preuve de patience, car
il n'y a pas de personne plus patiente que celle qui est tributaire
des autres, en l'occurrence les Lévi qui dépendent de
tout le Peuple d'Israël, pour recevoir la dîme. Et celui
qui s'énerve risque de faire fuir les donateurs.
De
là nous comprenons qu'il n'y a pas de plus grande bénédiction
que la suppression d'un mauvais trait de caractère, comme nos
Sages nous l'enseignent: "'il est plus facile d'apprendre toute
la Torah que de corriger un mauvais trait de caractère".
C'est
pour cela qu'à la fin des bénédictions de Yaakov,
il est marqué: "...chacun selon sa bénédiction
il les bénit". Cela vient inclure Shimon et Lévi
dont la malédiction de leur défaut était une bénédiction.
8
- EDUCATION: UNE NUANCE FONDAMENTALE
De
l'exemple de Yaakov ci-dessus (il maudit la colère de Shimon
et de Lévi, mais il ne maudit pas eux-mêmes), nous apprenons
que la grandeur d'un père ne consiste pas à haïr
son fils lorsqu'il ne se conduit pas comme il faut, mais de haïr
son comportement. Si le fils ressent que son père, tout en réprouvant
son comportement, continue néanmoins à l'aimer autant
qu'avant, il se détournera tout seul de sa mauvaise conduite
et aimera encore davantage son père qui cherche à l'écarter
du mauvais chemin.
9
- QUELLE MERVEILLEUSE BENEDICTION
Une
Braïta nous enseigne:
Ainsi dit Rabbi Yishmaël ben Elisha:
Une fois je suis entré pour brûler les encenses à
l'intérieur du temple, et je vis un Acatriqel-Hashem-Tsévaoth
qui siège sur le trône élevé et majestueux
et il me dit:
"Yishmaël, mon fils bénis-moi".
Je lui dis:
"Qu'ainsi soit ta volonté, que ta miséricorde l'emporte
sur ta colère et que ta miséricorde s'étende sur
tes actes de que tu te comportes envers tes enfants avec miséricorde
et que tu les juges au-delà de la justice rigoureuse (avec compassion)."
Il hocha la tête en signe d'acquiescement.
Ceci vient nous enseigner à ne pas prendre à la légère
la béra'ha d'un homme simple. (Car si déjà l'Eternel
est sensible à la béra'ha d'un homme, combien devons-nous
nous-même attribuer d'importance à la béra'ha de
notre prochain!).
Jusqu'où un Yéhoudi (Israël) peut-il arriver! Traité
de Béra'hot (7a):
10
- L'OEIL
Il
est enseigné: "un bon oeil est béni" (Proverbes
22:9), et les sages extrapolent de là (Sota 38b): "un bon
oeil bénit". Car celui qui est bon bénira toujours.
Et celui qui bénit Israël sera lui-même béni,
comme il est dit (Béréshit 12:3): "Je bénirai
ceux qui te béniront…".
Il est bon de prodiguer sans cesse des bénédictions à
ses prochains, car peut-être le moment sera propice et la bénédiction
portera ses fruits. Celui qui est béni bénira en disant:
"Ainsi de même!". Nous en apprenons l'importance d'une
histoire tirée du Talmud (Méguila 27b): Rav bénit
Rav Houna et la bénédiction se réalisa, et Rav
fut désolé du fait que Rav Houna ne lui souhaita pas la
pareille au même moment".
Donc lorsque la bénédiction d'une personne porte ses fruits,
il accomplit la mitsva de "prodiguer du bien à autrui",
ce qui procure un grand plaisir à l'Eternel. Pélé
Yoets
11 - DE QUI RECEVOIR UNE BENEDICTION
Il
convient à l'homme de toujours bénir, de ne se disputer
avec personne et de ne s'attirer aucune malédiction. Les Sages
enseignent (Méguila 15b): "que la bénédiction
d'une simple personne ne soit pas sans importance à tes yeux
et que la malédiction d'une simple personne ne soit pas sans
importance à tes yeux". Il est ramené là-bas
l'exemple de goyim qui bénirent ou maudirent de grands Sages
et cela se réalisa.
Lorsqu'une personne dit "Shalom" à son ami, il doit
avoir l'intention de lui souhaiter que la paix soit avec lui. Et l'autre
lui répondra: "Que tu sois comblé de Shalom et de
bénédiction".
De même, lorsqu'on souhaite "Shabbath Chalom", il faut
penser que par le mérite du Shabbath, la personne soit comblée
de Shalom. L'autre répondra: "Par le mérite du Shabbath,
que tu sois comblé de paix et de bénédictions".
Une personne s'efforcera de recevoir les bénédictions
des pauvres car l'Eternel est attentif à leurs bénédictions.
Il convient de faire très attention à ne pas s'attirer
la malédiction des Sages ou des pauvres, car leur morsure est
comme la morsure du renard et leur aiguillon est comme celui du scorpion.
Car l'Eternel prendra leur parti
Pélé Yoets
12 - LA VISITE DU MALADE
"Voici
que ton père est malade" (Béréshit,48:1)
Les
Sages nous enseignent que toute personne qui visite un malade, lui enlève
1/60ème de sa maladie. C'est pourquoi, lorsque que Yossef alla
rendre visite à son père, il est écrit dans le
verset: "Voici que ton fils Yossef vient te voir. Israël recueillit
ses forces et s'assit sur le lit." (idem 48:3).
Comme
il ne restait qu'à Yaakov plus que 59/60èmes de sa maladie,
la valeur numérique du mot: "haMita"- "le lit"
(qui s'écrit en hébreu avec les quatre lettres qui suivent:
Hé=5, Tèth=9, Mèm=40, Hé=5), équivaut
à 59, alors qu'auparavant, le mot "Hiné" ...
"Voici" (se composant des lettres suivantes: Hé=5,
Noun=50, Hé=5) totalise la somme de 60. Donc Yaakov put retrouver
ses forces!
13
- CELUI QUI PLACE SA CONFIANCE EN D. NE DOIT PAS SE DONNER DE PEINE
Il
est bien connu que D. n’a choisi les enfants d’Israël
que pour qu’ils soient occupés à Son service, qu’ils
se lèvent pour se rendre dans les maisons de prières et
d’étude, comme nous le disons dans la prière "Achreinou
matov ‘helqénou...". Heureux sommes-nous de nous lever
le matin pour aller prier et le soir pour nous rendre à la prière
dans les Baté knesset et dans les Baté midrach (les synagogues
et dans les maisons d’étude).
Et celui qui est tout le temps animé du désir d’aller
dans les synagogues et dans les maisons d’étude et qui
est constamment occupé dans ces lieux, celui-là gagne
le mérite du Gan Eden d’en bas et du Gan Eden d’en
haut, qui est le lieu de prière et d’étude du monde
à venir. Mida kénégued mida (littéralement
mesure pour mesure ce qu’il a fait en ce monde, il en récoltera
les fruits dans le monde à venir): son domicile principal était
les synagogues et les maisons d’étude dans ce monde-ci,
il méritera de s’asseoir dans les synagogues et les maisons
d’étude du monde à venir. Et voici, celui qui a
comme but de rester dans les synagogues et dans les maisons d’étude,
doit vraiment mettre sa confiance en D. et savoir très clairement
que le Saint, béni soit Son nom est celui qui nourrit et fait
subsister le monde et dirige son attention sur chacun individuellement.
La Parnassa (le salaire) de l'homme ne dépend pas de lui ou de
sa peine au travail. Bien au contraire, tout est dans les mains de D-ieu.
C'est D-ieu qui lui procurera son salaire.
C’est une chose qui ne dépend pas de l’homme, pour
qu’il doive beaucoup peiner et sacrifier ses jours et ses années
pour la question de son gagne-pain. Mais au contraire, puisque tout
est dans les mains du Saint béni soit-Il, même pour quelle
affaire que ce soit, D. lui procurera le salaire. Et c’était
là pour moi la signification du verset:
«C’est la bénédiction de l’Eternel qui
enrichit et nos efforts n’y ajoutent rien» (Proverbes 10,22)
la signification de "la bénédiction de l’Eternel"
c’est la qualité de confiance absolue en D., autrement
dit, celui qui possède la qualité de confiance en D.,
pour quelque occupation que ce soit, la bénédiction sera
sur lui et lui apportera la richesse; et grâce à elle,
il ne verra plus de peine, autrement dit, il n’aura plus besoin
de travailler dur, car celui qui a en main la qualité de confiance
en D., celui-là n’a pas besoin de peiner. Pitouhé
'Hotam - Rabbi Yaakov Abe'hasséra - Vayé'hi