Paracha
Yitro
"Yithro,
pretre de Madian, beau-pere de Moise..."
Sommaire :
1.
Resume de la Paracha.
2. Pourquoi la Torah ne peut-elle venir que de D-ieu ?
3. Le role de la mere.
4. L'Union.
5. La montagne et le Sage de la Torah.
6. "Tu ne prononceras pas Mon Nom en vain."
7. Le tri.
8. Savoir entendre.
9. La question du Sfat emet.
10. Faire son devoir.
11. Contempler la Creation, s'emerveiller, et Croire.
1
- Resume de la Parasha
Yitro se convertit au judaisme
apres avoir entendu les miracles que D-ieu fit a Israel. Il rejoint
Moche et participe avec les bnei Israel a un grand repas. Lorsqu'il
voit le lendemain que Moche devait s'occuper personnellement des problemes
de chaque juif, il lui suggere de nommer des hommes de confiance qui
l'assisteraient a son travail. Seuls les cas difficiles lui seraient
soumis. Moche accepte son conseil.
Les enfants d'Israel se rendent au mont Sinai pour recevoir la Torah.
Moche monte au haut de la montagne, le tonnerre retentit et les eclairs
emplissent le ciel.
D-ieu transmet les dix paroles
:
1. "Je suis l'Eternel
ton D-ieu..."
2. "Tu n'auras point d'autre D-ieu que moi..."
3. "Tu ne te prosternera point devant les idoles..."
4. "Tu n'invoqueras point Mon Nom en vain..."
5. "Rappelle-toi le jour du Chabbath..."
6. "Honore ton pere et ta mere..."
7. "Ne tue point."
8. "Ne commets point d'adultere."
9. "Ne vole pas."
10. "Ne convoite point..."
2
- Pourquoi la Torah ne peut-elle venir que de D-ieu ?
Le Sefer Chemot decrit toute
la formation du peuple d'Israel grace au don de la Torah. Au travers
de l'histoire du passage de l'etat d'esclavage amer a celui de l'affranchissement,
nous assistons a l'affrontement de deux forces : celle divine que vient
nous reveler Moche et la force humaine incarnee par Pharaon, qui tente
de nier l'existence et la Providence Divine sur terre.
Sur la base de ces donnees, nous allons essayer de repondre a deux questions
essentielles :
D'ou
sait-on que la Torah que Moche a recut est une Torah Divine et unique
qui nous implique et qui nous oblige a son accomplissement ? Existe-t-il
d'autres Torah, aussi justes et qui auraient ete revelees par la suite
dans l'histoire ?
Pourquoi l'homme est-il lie
a une Torah divine precisement ? N'aurait-il pas etait capable de s'inventer
et de s'imposer des lois et des valeurs par sa propre initiative ?
Considerons
les faits plus en details :
Un peuple entier, compose
de millions d'ames, contemplent de leurs propres yeux les dix plaies
extraordinaires, exactement comme elles furent annoncees auparavant
par Moche, le Prophete d'Israel.
Devant les yeux de tous ces temoins, la mer Rouge se fend en deux, ils
la traversent dans la plus grande facilite, et au moment precis ou le
dernier juif acheve sa traversee, la mer, regie a nouveau par les lois
de la nature, se referme sur les Egyptiens qui sont litteralement engloutis
par les flots.
Comment un peuple entier, errant dans le desert desseche pendant 40
ans, a-t-il pu subvenir a ses besoins et survivre contre les dangers
d'une terre sauvage et aride?
Les enfants d'Israel jouirent
d'un devoilement de la Providence divine d'une maniere si flagrante,
que sa remise en question n'est meme pas concevable.
Il est impossible de faire
qu'un peuple se souvienne et commemore tous les ans les evenements d'une
histoire inventee de toutes pieces, il a vraiment fallu que cela se
passe comme ca. De plus aussi bien les chretiens que les musulmans reconnaissent
ces faits d'apres leurs propres ecrits. Et il n'est pas question ici
du devoilement prophetique d'un seul homme ou d'un petit groupe, mais
d'une revelation o? D-ieu s'adresse face a face a tout un peuple, fait
absolument unique dans l'histoire du monde.
Il n'est pas possible qu'un
peuple tout entier puisse consentir de plein gre a accepter une telle
multitude de lois aussi diverses que surprenantes, si ce n'etait par
La volonte de L'Eternel.
Et il n'est pas concevable
non plus d'affirmer que soudain se leva un individu qui tenta de convaincre
un peuple tout entier de croire et d'affirmer que eux ou leurs ancetres
ont ete temoins de la revelation au mont Sinai, si ce n'avait vraiment
ete le cas.
De meme, la reconnaissance
d'un D-ieu unique, spirituel, avec lequel l'individu n'entretient aucun
contact physique, cette revelation constitue une veritable revolution
historique dans le cadre d'un polytheisme repandu sur toute la surface
de la terre, c'etait la un concept radicalement nouveau, loin de ce
qui avait cours a l'epoque, et pourtant le peuple d'Israel tout entier
l'accepta sans remise en question.
Sans cela, comment comprendre
que ce peuple, constitue de millions d'individus, ereinte et traque,
exile aux quatre coins de la surface du globe, ait pu garder sa foi
en la Torah et fut pret a sacrifier pour elle son argent et meme son
ame (expulsion d'Espagne, pogroms, inquisition, croisades) ? Lors de
tous ces evenements, des millions de Juifs furent prets a se sacrifier,
pourvu seulement qu'on ne changea pas un seul des commandements de la
Torah.
Comment expliquer que les
Sefer Torah (rouleaux de la Torah), ecrits aux quatre coins du monde,
disperses et reecrits a chaque generation, soient restes parfaitement
identiques, aussi bien au Yemen, dans les petits villages du fin fond
de l'Ukraine que dans le Maghreb en Afrique du Nord ?
Comment
est-ce possible que tous les juifs aux quatre coins du globe portent
tous exactement la meme paire de teffilines, et ce malgre l'oppression
de l'exil, qui forca au cours des siecles notre peuple dissemine a se
plier a tous les regimes politiques et a s'adapter a leur environnement
socio-culturel ? Pourquoi
est-ce que nous utilisons aujourd'hui dans le monde entier un systeme
de division de la semaine en sept jours ? Pourquoi ne pas la diviser
en en huit, ou en dix jours ?
Que dire sinon, que ces questions
sont autant de preuves que la Torah n'est pas une invention humaine
mais qu'elle emane bien de L'Eternel, et qu'elle n'est pas sujette aux
variations temporelles et spatiales. L'explication unique et logique
a toutes ces questions est que la Torah a ete donnee par D-ieu lors
une revelation collective a tout un peuple.

Revenons maintenant a la deuxieme question posee.
Pourquoi le monde avait-il besoin d'une Torah divine ? N'aurait-il pas
suffit que l'homme fixe pour lui-meme ce qui est bon et permis pour
lui ?
Nous pouvons constater que
l'opinion generale est souvent prete a accepter deux avis contraires,
deux tendances contradictoires.
Beaucoup sont absolument persuades qu'ils marchent dans la justice et
la droiture la plus totale, et de ce fait, Pharaon aussi, peut-etre
avait-il raison d'imposer un regime dictatorial et d'opprimer de ce
fait le peuple hebreu ? Selon certains, qui prennent appui sur la reflexion,
la chose pourrait meme se concevoir sous les auspices d'une certaine
definition de la justice, voire de la vertu.
Hitler fait partie de ceux-la,
lui qui a travers l'ideologie nazie, souhaitait amener le monde a sa
reparation, a un niveau "ideal" de bien-etre, en le purifiant
de la souillure des peuples inferieurs entravant ce developpement, esperant
ainsi aboutir a l'emergence d'une race "superieure" qui imposerait
au monde une nouvelle "morale".
Combien de comportements
qui furent consideres pendant des dizaines d'annees comme immoraux et
licencieux, furent ensuite toleres et devenus le lot de notre vie quotidienne
: les m?urs, tantot condamnees, tantot exploitees pour des motifs commerciaux,
politiques, ou ideologiques, mais toujours pour les interets du moment.
Et il semble que la raison humaine soit bien en peine quand il s'agit
pour elle de justifier "en raison" tel ou tel comportement...
Au yeux de la generation du deluge (Eno'h), voler et violer etait monnaie
courante et ne constituait pas un delit, cela etait meme considere comme
un fait normal et accepte.
L'homme, par definition,
est limite dans son raisonnement par les aleas de son c?ur, par les
seductions de son mauvais penchant. S'il est pousse un jour a tuer,
il aura du mal ensuite a condamner cet acte abominable? S'il est attire
par la debauche, comment pourrait-il la reprouver ? Sa reflexion n'est
souvent que la consequence, et pour aisni dire l'outil de ses interets
et de sa volonte.
C'est pourquoi, il est tout
a fait inconcevable de laisser a l'homme le loisir de se fixer lui-meme
les regles de conduite et les echelles de valeur pour lui et pour sa
communaute. D'ailleurs, toutes les societes qui ont voulu etablir leur
constitution sur le libre consentement de ses membres ou sur la recherche
d'un ideal que la raison avait deduit d'elle-meme, toutes ses societes
se sont vues critiquees des leurs premiers pas, et si elles ne se sont
pas tout simplement effondrees, c'est qu'elles doivent encore leur survie,
soit a leur force coercitive, soit a leur puissance d'illusion, soit
aux deux.
Seule la Torah qui est d'origine
divine a en elle les moyens de guider et d'eclairer le sens de ce que
sont les valeurs fondamentales, a la fois vraies, morales et droites
qu'un homme doit suivre dans la vie.

Pour terminer sur ce sujet, voici une parabole :
Une entreprise de fabrication
de frigos parvint a se construire une belle place sur le marche mondial.
Pendant de longues annees, ses directeurs y investirent du temps, de
l'argent et des forces, jusqu'a ce qu'ils reussirent a devenir les meilleurs.
Aucune autre fabrique de ce secteur ne parvint a se hisser au niveau
de qualite et prix qu'il atteignirent.
L'entreprise s'appelle "Frigus S.A.". Ce nom acquit une grande
reputation.
Est-ce possible que soudain
se leve une nouvelle compagnie inconnue osant emprunter le nom deja
celebre de "Frigus", pour sa nouvelle marque de frigos ?
Bien entendu, l'entreprise legitime la convoquerait tout de suite au
tribunal pour usurpation de son nom.
De meme, le peuple juif peina
enormement jusqu'a parvenir a se constituer en tant que peuple uni.
Il passa par les dures epreuves d'un processus d'edification comparable
a celui de l'acier dans une siderurgie : il fut broye, fondu, moule
dans un creuset, soumis a des temperatures extremes jusqu'a ce qu'il
en sorte, apte a recevoir un message divin : la Torah. Alors les bnei
Israel recurent le nom de "Yehoudi" - peuple d'Israel, pour
lequel chaque individu sacrifia son ame au cours des milliers de generations.
Pourrait-on
imaginer que vienne soudain un autre peuple osant emprunter ce nom de
"Yehoudi" a son bon gre, ou se pretendant son heritier direct
s'il n'est pas en mesure de donner des preuves a partir des textes,
de leur connaissance precise et de leur mise en application ? S'il n'est
pas en mesure de montrer son attachement a la Torah par des actes de
courage et de sacrifice ?

3 - Le role de la mere dans l'education.
"Ainsi tu parleras a
la maison de Yaakov et tu diras aux enfants d'Israel."
Exode, 19, 3.
Il est dit dans le Midrash :
"Ainsi tu diras dans
la maison de Yaakov", on parle ici des femmes. "Et tu diras
aux enfants d'Israel" : ce sont les hommes. Pourquoi les femmes
ont-elles la preseance sur les hommes ? Parce qu'elles accomplissent
avec empressement les mitsvots. Deuxieme raison : parce qu'elles guident
les enfants dans les voies de la Torah.
Lorsque D-ieu voulut donner
la Torah au peuple d'Israel, il ordonna a Moshe de se tourner en premier
lieu vers la maison de Yaakov, vers les femmes, puis ensuite seulement
vers les hommes, car les femmes sont les garantes de l'education des
enfants qui assureront la releve de la prochaine generation, garantie
sans laquelle tout le judaisme s'ecroulerait.
Rav demanda a Rabbi 'Hiya
:
"Par quel merite est-ce que les femmes ont part au monde futur
?"
"Par au fait qu'elles eduquent leurs enfants dans la Torah et les
amenent au Talmud Torah, et par le merite qu'elles savent diriger les
pas de leurs maris vers le Beit haMidrach (La maison d'etude) pour qu'ils
y etudient les paroles de la sainte Torah et qu'elle les attendent a
leur retour du Beit haMidrach."
Bera'hot 17.
Dans le Talmud Yerouchalmi,
une femme objecte en pretendant que si son mari est apte a etudier,
il n'a qu'a y aller tout seul ! On lui repondit qu'une telle attitude
est contraire aux paroles du Prophete Isaie (25, 26) : "C'est son
D-ieu qui lui a indique la regle a suivre, c'est lui qui l'a instruit."
Il faut l'instruire et l'eduquer aux lois de la Torah, puis D-ieu le
guidera. Il incombe a la femme de faire l'education de son mari (!!!),
et une fois qu'il aura acquis les bagages necessaires, D-ieu le prendra
tout seul en charge.
C'est dans les mains des
femmes que repose en particulier l'education des garcons et des filles,
c'est pourquoi, sans la reponse affirmative des femmes, D-ieu ne pouvait
s'adresser aux hommes afin qu'ils acceptent toutes les lois de la Torah.
La transmission d'une Torah
de vie, de generation en generation est l'obligation sine qua non de
la perennite d'Israel.
Admor mi Ggour.
4
- L'Union.
"Il
rassembla la-bas tout Israel en face de la montagne." Exode, 19,
2.
Rachi
commente : comme un seul homme avec un seul coeur. Car jusqu'a maintenant,
ils etaient desunis.
Comment l'union s'est elle
faite au sein du Peuple d'Israel ?
Du fait d'une part qu'ils
se trouvaient au bas de la montagne, qu'ils constaterent que le mois
de Sivan en hebreu possede la meme valeur numerique (126) que le mot
"Anav" qui signifie "modeste", qu'ils voyaient en
Moche Rabenou, leur Prophete, un homme d'une extreme humilite, et qu'enfin
qu'ils comprenaient que si le mont Sinai avait etait choisi par D-ieu
comme le lieu du don de la Torah c'etait precisement parce qu'il etait
le plus bas et le plus modeste de tous les sommets montagneux de la
region. Tous ces elements firent comprendre au peuple d'Israel qu'il
se devait d'etre humble et de ne pas chercher a se faire valoir davantage
que son prochain. Ainsi, il sut se comporter comme un seul homme.
Ce
n'est que lorsque l'on parvient a cette conscience de soi, que chacun
se diminue, qu'alors toute discorde qui aurait pu se tenir entre des
individus differents s'efface pour laisser la place a l'union la plus
parfaite, a l'unite.
Nahal Quedoumim Hida.
5 - La montagne et le Sage de la Torah.
"Tout
celui qui touchera la montagne mourra." Exode, 19, 12.
Si
deja c'est une montagne, qui par nature n'a ni conscience, ni sentiment,
qui fut sanctifiee sur toute son etendue grace au don de la Torah (a
un point tel qu'il fallut mettre en garde les enfants d'Israel de ne
pas en toucher le moindre recoin), a plus forte raison il nous faut
veiller a ne pas toucher ni a porter atteinte a l'honneur d'un erudit
qui s'est adonne toute sa vie a l'etude de la Torah !
Le Hafets Haim.
6
- "Tu ne prononceras pas Mon Nom en vain."
Exode, 20, 7.
Nos
Sages nous expliquent que si une personne jure sur quelque chose de
faux, elle prononce alors le Nom de D-ieu en vain. Mais il en est de
meme si elle jure a propos de quelque chose d'evident et de connu de
tous. A priori, la chose est etonnante, pourquoi est-ce si grave de
jurer sur une chose qui est vraie ?
Le Ari zal nous rappelle que le fondement de la foi est de croire que
l'Eternel desire notre service divin dans ce monde-ci o? nous avons
le devoir d'exprimer notre libre arbitre, devoir qui s'imposa a l'homme
des de le premier jour de sa creation de ce monde-ci, d'un monde de
dualite dans lequel le mensonge a sa place.
Or, c'est exactement la raison pour laquelle jurer par le Nom de D-ieu
sur la realite d'une chose evidente et connue de tous est une faute
aussi grave que celle qui consiste a jurer de l'existence de quelque
choses de faux. Car l'essentiel du devoilement de l'Eternel de ce monde-ci
s'effectue lorsque l'on fait precisement la part entre la verite et
le mensonge, c'est-a-dire lorsque l'on s'engage pour defendre et soutenir
quelque chose de vrai qui n'est pas evident aux yeux de tous, c'est-a-dire
la o? l'on aurait pu se tromper.
7
- Le tri.
"Six
jours tu travailleras et le septieme tu te reposeras." Exode, 20,
9-10.
Il suffisait d'ecrire seulement
"le septieme (jour) tu te reposeras", pourquoi cette precision
?
Travailler
c'est operer un tri des etincelles divines qui attendent a etre liberees.
Le verset dit : "Six jours tu feras ton travail et le septieme
tu te reposeras." C'est grace a ce tri que le Chabbath nous pouvons
percevoir la Torah, car c'est un Chabbath qu'on a recu la Torah au mont
Sinai.
Le jour du Chabbath on merite chaque fois a nouveau d'attirer a nous
la Torah. Rabbi
Na'hman Mi Breslev.
Une
heure d'etude le Shabbat equivaut a mille heures d'etude au cours de
la semaine. Le Ben ish 'hai.
8 - Savoir entendre.
"Yitro
entendit." Exode, 18,1.
Rachi
commente : Qu'entendit Yitro ? L'ouverture de la mer rouge et la guerre
contre Amalek. Apres cela, il se convertit.
Yitro,
qui se convertit au judaisme, savait qu'il allait devoir affronter une
guerre interieure terrible representee par le poison que distille Amalek
dans chaque generation pour dissuader les juifs de se rapprocher de
leur Createur. Mais Yitro comprit que D-ieu fait toujours preceder la
maladie de la guerison, Il cree la solution avant le probleme. Et c'est
ainsi que Yitro prit courage. Si tous les convertis et les Baale Techouva
doivent affronter maintes luttes pour se detacher de leur mode de vie
precedente, L'Eternel ne les abandonne pas et est pret, comme Il le
fut pour les Juifs a l'epoque, a fendre la mer en deux pour rapprocher
ses enfants de lui !
9 - La question du Sfat emet.
"Je
suis l'Eternel ton D-ieu..." "Tu n'auras point d'autre D-ieu
que moi..." Exode, 20, 3.
Quand D-ieu transmit ces
deux paroles, les enfants d'Israel eurent tellement peur que leur ame
les quitta.
De la, nous apprenons qu'il
faut savoir-faire preuve d'un don total de soi dans notre service envers
D-ieu.
10
- Faire son devoir.
"Tu iras avec les anciens
d'Israel trouver le Roi d'Egypte..." (Exode, 3,18.)
"Alors Moche et Aaron partirent et assemblerent tous les enfants
d'Israel" (Exode, 4, 29.)
"Puis Moche et Aaron vinrent trouver Pharaon et lui dirent..."
(Exode, 5,1.)
Rachi commente au nom de
Midrash Rabba :
Ou
sont passes les Anciens qui devaient accompagner Moche Rabenou chez
Pharaon ? En chemin vers le palais, l'un apres l'autre, ils se desisterent
! C'est pour cela qu'aucun d'entre eux n'eut le merite d'accompagner
Moche Rabenou en haut de la montagne pour recevoir la Torah.
De la nous apprenons a ne pas se desister devant une mitsva, la perte
est immense.
11 - Contempler la Creation, s'emerveiller, et
Croire.
La Creation elle-meme doit
nous eveiller a l'amour pour notre Createur, et a la reconnaissance
du bien infini qu'il nous prodigue. La direction minutieuse de chaque
detail de la nature dans une sagesse infinie, les cycles des jours et
des saisons, le bourgeonnement des arbres et la croissance des fruits,
la venue au monde d'un enfant doivent nous sensibiliser et sont un appel
pour nous faire comprendre que tous les evenements qui nous arrivent
sont diriges avec la meme minutie par la Providence divine.
Tu n'auras point d'autres dieux.
C'est une mitsva "passive"
de ne pas concevoir qu'il y ait d'autres divinites en dehors de l'Eternel,
comme il est dit (Exode, 20, 3) : "Tu n'auras pas d'autres dieux
devant ta face".
Toutefois, celui qui s'imagine, que D-ieu nous en preserve, qu'il existe
d'autres divinites ou d'autres forces externes qui viennent s'associer
au Createur, que D-ieu nous ne preserve, ou que L'Eternel possede une
forme physique, celui-la renie la Torah dans son integralite.
Il ne faut proferer aucune parole qui puisse faire allusion a ce qui
vient d'etre mentionne plus haut. Nous avons le devoir de lutter de
toutes nos forces contre toute chose qui vienne remettre en cause les
fondements de notre foi.
Le Baal Akeda vient inclure dans cette mitsva le fait de passer sa vie
a courir apres l'argent et d'en faire son but principal.
Que
signifie "devant ta face" ?
L'homme a ete cree a l'image
de D-ieu. S'il faute, il provoque un changement dans son visage, il
revet l'aspect des mauvaises forces qu'il aurait attirees sur lui, que
D-ieu nous en preserve.